D’ I T A L I E Liv: XXIV. C h. L H
d’Osbor un nombreux Concile d’Evêques d’Alleraagne & d’ítalie, qui ex- StanÊcommunia & déposa Cadaloiís, _ . . Hiílùrt
Cet Antipape, ne laissa pas de se porter toujours pour légitime pontife. âê de*Aiant, à l’aide des Evêques de Lombardie qui le foutenoient ( raílerobié puis l’mde nouvelles Troupes & beaucoup d’argent, il revint L Rome, ou beau- 1027 jus-coup de Nobles s’étoient déclarés ouvertement en fa faveur. On lui pro ?“ “ 1 an
cura l’entrée de la Cité Léonine, & il s’empara de la Basilique de S. Pierre, _'_
mais il n’eut pas le tems de s’y faire introniser. Dès le lendemain matin Nowmtxtout le Parti d’Alexandre accourut en armes, les Troupes de Cadaloiís *ls 0 ?** î eprirent la fuite, enforte qu’il resta feu! ; il couroic risque d’êcre pris, lors ca Io6 PUÎ *que Cencius le reçut dans le Château de 8. Ange. II y resta deux ans as-siégé par les Romains, enfin en 1065 las des incommodités qu’il souffroit,il donna trois-cens livres d’argent à Cencius, & trouva moyen de s écha-per, Il fortit. secrètement déguisé, monté sur un mauvais cheval , n aiantà fa fuite qu’un seul valet, & se retira le plus promptement qu’il put àBercettodansîe Parmesan. II continua néanmoins à agir en Pape, & il avoirtoujours dans son obédience la plupart des Evêques de Lombardie & l’Ar-chevêque de Ravenne; Henri le reconnoiffoit auíîi pour Pape légitimé.
Enfin Annon, Archevêque de Cologne, passa en Italie, en 1067, pourtenter de mettre fin au Schisme. II se rendit à Rome, & représenta mo-destement à Alexandre II. qu’en acceptant le Pontificat il avoit manqué 3ce qu’il aevoit à l'Empereur, & lui proposa de justifier dans un Concile laCanonìcité de son élection. Alexandre y consentit, & îe Concile fut con-voqué à Mantoue,& là sélection de ce Pape fut déclarée canonique; lui-même, dit-on, se purgea par serment de la Simonie dont on l’accusoit.
On condamna Cadaloiís comme Simoniaque & l’on confirma fa déposi-tion , ce qui ne l’ernpêcha point de se prétendre seul Pape légitime jus-qu’à sa mort, dont on ignore îe tems. Nous avons. rapporté tout defuite ce qui regarde cet 'Antipape pour n’y pas revenir.
Nous avons vu, sous l’an 1042, une guerre civile allumée entre la Noblesse Continua*& le Peuple de Milan, L terminée par la prudence de Lanzon, Chef f S .
du Peuple. Peu de tems après l’installation de Gui de Velate, les No-bîes étoient parvenus h dégoûter le Peuple de Lanzon, & l’avoient fait io<5i,exiler à Bergame. Dans une assemblée de leurs amis au Palais public,ils avoient arrêté deux Statuts. Le premier portoit „ Que le Chevalier„ Lanzon & tous ceux de son nom ne pourroient jamais habiter, nij, rien posséder dans la ville de Milan, ni dans toute l'étendue du Com-,, té”. Par le second „ Les Nobles qui tueroient quelqu’un d’entre ceuxj, du Peuple, étoient déclarés absous, en payant sept livres de pieces,» de menue monnoye & douze deniers d’argent”. Ce décret donna lieuà un grand nombre de meurtres. Le Peuple choisit pour Capitaine Her-lembald, frere du Diacre Landulf, lequel se lia avec son frere ôc Ariald.Herlembald alla avec Ariald à Rome-,en iodi, pour avoir l’approbaciondu Pape. Nicolas, par le conseil du Cardinal Hildebrand , donna auCapitaine un Etendard & le créa Gonfalonnier de s Eglise Romaine <&Universelle. Ariald & lui s’en retournèrent fort satisfaits à Milan. Lepremier prêcha, & le second employa Fautorìté pour séparer les Clercsmeontínens de leurs femmes ou concubines. L’un & l’autre continuèrent
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