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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D’I T A L I E. Liv. XXIV. Ch. î. 93

Guibert, Archevêque de Ravenne, fit assembler à Ravie, après Raques,leu Evêques de Lombardie, & là ils déposèrent de nouveau Grégoire, luiimputant les plus horribles crimes.

Grégoire écrivit plusieurs Lettres aux Evêques & aux Seigneurs d’Al-lemagne pour les exhorter à prendre la défense de l’Eglise Romaine , &Pour justifier la sentence d’excommunication qu’il avoit prononcée contre.1 Empereur. La plupart des Evêques, se repentant de ce qu’ils avoientmit, les uns envoyerent des Députes au Pape, pour lui demander péni-te^ce; il les reçut à bras ouverts, & leur envoya des Lettres de con*iolation. D’autres vinrent à Rome nuds pieds, & y attendirent patiem-ment jusqu’à ce que le Pape les reçut en grâce. Bientôt Henri se vita bandonné de la plus grande partie de ses sujets,* plusieurs des Princestrouvoient leur intérêt personnel à le priver de la couronne; d’autresotoient piqués d’avoir vu échouer leurs ambitieux desseins. Le Papeleur écrivit une nouvelle Lettre, le 3 de Septembre, par laquelle il lese xhortoit d’engager l’Empereur à obéir au siégé Apostolique, & en cas derefus d’élire un autre Prince.

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IV.

Histoired’Italie de-puis l’an1027 }uf-qu’à l’an

1138.

Les Evê-ques ôf lesPrincesá’Allema-gne aban-donnentl’Empe-reur,

Austkôt après la réception de cette Lettre, ils convoquèrent à Tribur, Ils soumet-Pour le 16 d’QSlobre , une Assemblée de tous ceux qui vouloient mettre finaux troubles de l’JLmpire. Deux Légats de Grégoire se trouvèrent à cette J m Pd ^Assemblée, composée principalement de Mécontens. On y rappella lesdésordres de la jeunesse de Henri, on l'accufa de tous les-maux que l’Em-Pire avoit souffert depuis, & on proposa comme Punique moyen de pré-venir la ruine de l’Empire, de mettre la couronne sur la tête d’un autrePrince plus digne du trône. Henri étoit de l’autre côté du Rhin, dans ieChâteaud’Oppenheim avec ses plus fideìes Partisans; il envoyoic tous lesjours aux Princes à Tribur, offrir de réformer les abus du Gouvernement:il en vint même jusqu’à proposer de leur remettre le Gouvernement de l’E-tat, en gardant le titre & les ornemens de Roi. insensibles à toutes ses of-fres, les Princes prirent même un jour la résolution de Daller attaquer lelendemain; mais aiant appris que Henri, s’étoit mis en état de les bien re-cevoir ils changèrent d’avis. Enfin ils lui firent dire par des Députés ,qu’ils s’en rapporteraient au jugement du Pape, & qu’ils engageraient cePontife de venir pour le jour de la Chandeleur à Augsbourg, où il s’assem-bleroit une Diete générale ; que si par fa faute Henri n’étoit pas absousavant le jour anniversaire de son excommunication, il ferait à jamais dé-chu de la couronne , fans aucune espérance de retour ; qu’il éloignerait deh personne tous les Excommuniés ; qu’il congédierait son Armée, se reti-

ètrc appellé universel; qu’aucun Livre n’est canonique sans son qu- personne

ne peut casser ses décrets, & qu’il peut annuller tous ceux des autres, que 1 Eglise Ro-Maine n’a jamais erré- qu’on ne tient point pour Catholique celui qui n est point d ac-cord avec l’Ealife Romaine- que le Pape peut absoudre les sujets du serment de fidélité,fait aux Princes injustes (î).' Fleuri remarque (2) qu’il n’y a aucune preuve que GrégoireVII. ait dicté ces maximes, & qu’on n’en connoit point Fauteur.

(1) Ep. L ib. II, post. Epift. LV. (7) T. XIII. p. m.

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