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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D’ I T A L I E. Liv: XXIV. C H. I. 107

ment réduit à Tindigence, qu’il ne subsistoit que des aumônes des Dames SectionR omaines & même des femmes du Peuple (a}. jTMre

L’année suivante, il écrivit une Lettre décrétée à Ebehard, Evêque de dc _Constance, qu’il avoit nommé son Légat dans toute l’AHemagne; ce Prélat puis Vml’avoit consulté au sujet des Excommuniés, & Urbain lui répond. Ce fut 1027 jus-en ce teins - là qu’il engagea la Comtesse Mathilde, âgée de quarante - trois gu 3 à l'anans, à épouser Welf ou Guelphe, fils du Duc de Bavière du même nom, lI3 ^qui étoit en Allemagne un des principaux chefs du parti opposé à l’Empe- Cmcii , dereur. Ce mariage se fit avec tant de secret, que i’Empereur ne sapprit M ûfe.qu’après la célébration. II a'ilarma les Lombards, qui rassemblant toutes 1089.leurs forces, attaquèrent vivement les Etats de Mathilde; mais toujours re-poussés par tout par le Duc Guelfe, ils eurent recours a la Comtesse me mepour obtenir une trêve jusqu’à Pâques de l’année suivante. Pendant cetteguerre, Urbain, dont les affaires alloient mal à Rome & que Mathildene pouvoit sécourîr, paíla dans la Pouille, & le io de Septembre il tintnu Concile à Messe (*)> où H trouva soixante-dix Evêques & douzeAbbés. Le second jour on y publia seize Canons j dont les premiers con-firment les Décrets contre la Simonie & contre l’incontinence des Clercs(à). Le Duc Roger, & tous les Comtes de la Pouille , de la Calabre &.de ses autres Provinces se trouvèrent à ce Concile. Roger aiant fait hom-mage lige de ses Etats au Pape, en reçut l’investíture par l’éiendart, DeMesse il íe rendit à Bari pour y sacrer l’Archevêque Elie; il transféra aufiì lesreliques de S, Nicolas dans ia nouvelle Eglise qui y avoit été bâtie à sonhonneur. Le Pape parcourut toute la Calabre, accompagné de S. Bruno,qui avoit fondé il y avoit environ six ans f Ordre des Chartreux. Urbainavoit été son Disciple à Rhcims, & l’avoit appellé auprès de lui pour s’ai-der de ses conseils dans le gouvernement de l’Eglise. Le Pape ne revintà Rome qu’à !a fin de l’année, & célébraJa fête de Noël dans cette vise.

Guibert en étoit sorti. On croît que le succès des armes du Duc Guelfeen Lombardie, aiant ranimé le courage des Partisans d’Urbain à Rome,

Guibert'ne crut pas pouvoir y rester sûrement.

Nous allons voir FEmpereur Henri IV. reparoitre en Italie; voici ce Henri IV.qui lui facilita cette expédition. Quelque tems après la Dicte de Spire,les Saxons dégoûtés mécontens de Herman , s’étoient déclarés pourl’Empereur; ce qui força lierman , après avoir fait son accommodement avecHenri, de se retirer dans son Comté de Luxembourg, où il mourut peu.après. Presque toute la Saxe reconnut alors Henri pour son légitime Sou-verain. Ce Prince voulut achever de réduire quelques Seigneurs ; Egbert

(a) Sigon. L. IX. p. 22r. (b) Fleuri 1 . c. p. 479 , 480.

(*) Sur l’autorité de Berthold de Constance mal entendu, quelques-uns font tenir ceConcile à Rome, & y font trouver cent quinze Itvêques. TSeuri ne marque ni le tems,ni le lieu, suivant en cela Berthold. Mais il y a tout lieu de penser qu’il s’agit du Con-cile de Melfe. Quelle apparence que le Pape logé dans une isle du Tibre dans une mai-son empruntée, aiant de la peine à fe garantir des embûches des adbérans de Guibert,maîtres de presque toute la ville, & ne subsistant que d’aumônes , ait pu avec furetéraiîembler cent quinze Evêques à Rome & y tenir tranquillement un Concile avec eux?

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