D’I T A L I E. Liv. XXIV. Cn. I. 125
Ftangipani de remettre sur le champ le Pape en liberté ; ce qu’ils firent aussi- Sectio»tôt, à l'un d’eux se jetta à ses pieds & lui demanda pardon. Gelase fut con- *X*àit comme en triomphe au Palais de Latran, où il donna audience à ì z$itaïïeàttNoblesse Romaine, qui venoit en foule lui rendre ses respects. Comme il p u is l’an *,£ étoit encore que Diacre, on attendoit les Quatre-tems pour l’ordonner 1027 jus-Prêtre & le sacrer Evêque, lorsque Ja nuit du 2 de Mars, le Pape apprit ?“’<* l ’ anl’Empereur venoit d’arriver avec des Troupes dans le portique de II38 ‘Saint Pierre. En effet fur la nouvelle de la mort de Paschal & de sélection"E Gelase , Henri s’étoit mis en marche avec son armée. Le Pape épou-vanté de l’arrivée imprévue de ce Prince s’embarqua avec tous les siens furdeux Galères, pour gagner !a mer par le Tibre ; mais il fallut s’arrêter àPorto, à cause du mauvais tems. Les Allemans, qui avoient suivi lesGalères le long du rivage, se disposoient â se saisir du Pape. A la faveurla nuit, Hugue Cardinal - Evêque d’Alatri prit le Pape sur ses épaules &
® le mit en fureté dans le Château d’Ardea. Le matin les Allemans vin-rent à Porto, mais on les assura que le Pape s’étoit enfui, desorte qu’ils seretirerent. Pendant la nuit, on ìe ramena, il s’embarqua & arriva enfina Gaëte fa patrie. Quand la nouvelle de son arrivée fut répandue dans leP a ys, quantité d’Evêques s’y rendirent. Ce fut dans cette ville qu’il futordonné Prêtre, puis sacré Evêque, en présence de tous les Prélats, deGuillaume Duc de Pouille, de Robert Prince de C’apoue & de plusieursoutres Seigneurs, qui lui prêterent serment de fidélité (a).
. L’Empereur envoya des Députés à Gaëte , pour inviter le Pape de ve- L’Empe-*U r se faire sacrer à Rome, parcequ’il désiroit d’assister â cette cérémonie, reur faitot que ce seroir. le moyen le plus facile de rétablir entre eux l’union & la^F e ^ our *Paix. Mais le Pape ne s’y fiant point répondit, qu’à l’égard de la paix, in ‘
11 y donneroit volontiers les mains en tems & lieu convenables, & quepour en traiter on pourroit s’aboucher à Milan ou à Cremone. C’étoit- làen quelque forte déclarer que le Pape ne vouloir pas de paix avec l’Empe-re ur, parceque ces deux villes, qui s’étoient érigées en Républiques, ner endoìent plus aucune obéisiânce à ce Prince, & Gelase étoit presque cer-tain, qu’elles refuseroient de recevoir l’Empereur dans leurs murs. -, Auretour de ses Députés, Henri assembla le Clergé & le Peuple dans la Basi-lique de Saint Pierre, le 9 de Mars, & trouva moyen de faire élire pourt ape Bourdin , Archevêque de Brague , fous le nom de Grégoire VIII.
Tu demeura le reste de saunée à Rome & le jour de la Pentecôte, il cou-r °nna, comme Pape, l’Empereur (b).
, Gelase étoit encore à Gaëte, quand il apprit sélection de Bourdin. II Gelase lesocrivic en France, en Espagne & en d’autres pays pour se plaindre de fin- excommu-uision de l’Antipape. Celui - ei de son côté envoya de tous côtés des Bul- nie%os pour notifier son élection, & il trouva quelques partisans en Allemagnerpí' 60 àgleterre , tandis que Gelase eut dans son obédience la France,
Lipagne & une très-grande partie de I’Italie, Quelques pays ne recon-UreriC ni l’un ni l’autre pour Pape. Gelase partit de Gaëte à la fin du Ca-
0 ) Le même p. 226-228. (6) Chron. Là. L. IV. C. 64.