rzg HISTOIRE GENERALE
Sictioh sembla de nombreuses Troupes, & soumit toute la Pouille , à la réserveY- de Troia & de Bari. Le Pape, allarmé de ses rapides progrès, sortit ded?Italie de- Rome avec les Troupes qu’il put ramasser , & se rendit à San-Germanopuis Van au pied du Mont - Caíïìn. Là il négocia pendant huit jours avec le Roi de1138 juj- Sicile mais on ne conclut rien. Rager s’étant alors venu camper auprèsqu’a Van à 8an - Germant), le Pape & fa fuite en sortirent pour se retirer ailleurs.
1 2 9 ' . Mais le fils de Roger les surprit & fit le Pape prisonnier, qu’il condui-Pouìiie Êffit au camp de son pere. Le Roi traita le Pape avec beaucoup de respect;.paix entre le r.n reprit les négociations, & la paix se conclut aux conditions fui van*Pape V tes. â Le Pape accorde & confirme à Roger le titre de Roi, le Royaume°£ er ' de Sicile, le Duché de Pouille & la Principauté de Capoue, à conditiond’en faire hommage lige au Siégé de Rome, A de payer un cens annuel desix - cens Schismes, espece de monnoye d’or marquée d’une coupe. Aprèíque raccommodement fut signé, le Pape donna l’absolution au Roi à â• ses fils, & l’investit par l’étendard des Etats nommés dans la Balle. II fautobserver que bien que le Pape se réservât l’hommage de la Sicile, les Roisde cette Ille ne font point rendu, & se sont toujours regardés commeSouverains indépendans (a). Le Pape retourna ensuite à Rome, où on lesollicita en - vain de rompre une paix faite par force.
Guelfe se Le Traité conclu entre Roger «St le Pape déplut fort à l’Empereur Con-“ît u ^ e E cm ' rad, parcequ’on n’y avoít pas ménagé ses intérêts. Roger, craignant queleur. f Empereur ne voulut passer en Italie pour y soutenir ses droits, lui suscita
X140. des affaires qui le retinrent en Allemagne. II engagea Welf ou Guelphefrere de Henri le superbe, de faire quelques tentatives pour se remettreen possession des Duchés de Saxe & de Bavière , avec promesse de luifournir annuellement mille marcs d’argent. Ce Prince se mit en campagneavec une puissante Armée, attaqua le Duc Léopold, & après savoir forcéde lever le siégé de Falea, le mit en fuite. Lui - même fut ensuite défaitpar Conrad, près du Château de Winsberg. II ne laissa pas de continuerîa guerre, le Roi de Hongrie lui aiant fourni de grandes sommes. II secroisa en 1147, & à son retour il recommença les hostilités, jusqu’à cequ’aiant été encore battu, il fit sa paix par l’entremise de Frédéric, neveude Conrad & le sien (b). Nous avons rapporté ici en peu de mots toutce qui regarde cette guerre, parcequ’elle n’a qu’un rapport indirect 2l'Histoire d’Italie.
le Pape Peu après son retour à Rome le Pape reçut des accusations d’hérésie*iibeîa Td contre Abelard, de la part d’un Concile tenu à Sens & de 8. Bernard. Pierrer ' Abelard avoit enseigné la Philosophie avec beaucoup de réputation enFrance; il publia un ouvrage sur la Trinité, qui fut condamné au Concilede Soissons en 1x21, & f Auteur à le jetter lui-même dans !e feir. Dansla fuite il écrivit d’autres ouvrages, où il enfeignoic des doctrines contrai-. res à celles qui étoient reçues. II s’offrit de les soutenir .dans un Concile-qui devoit. se tenir à Sens,& f Archevêque de cette ville invita 3 . Bernardà s’y trouver pour disputer avec Abelard ; il s’y rendit par le conseil de ses
(a) St. Mûre Abr. Cbron.. T. III. p. (&) Abb. blsp_erg. ad ann. 113-9.iîS3r 1 t ~M- •