i 5 <5 HISTOIRE GENERALE
Section pe pour demander la déposition ou la translation de Thomas. II engagea
V. par promesses les Milanois, les Cremonois & les Parmesans, & le Roi deIlisìoire de Sicile à agir en fa faveur, & offrit au Pape dix mille marcs d’argent. ToutÎJsl’an e ' ce ssi'il pur obtenir fut que le Pape envoya deux Nonces pour procurer la1138 su/- paix ; mais leur commiffion ne s’étendoit que jufqu’à la 8. Michel de cettequ’à l’on année 1169. Après diverses conférences avec ces Nonces, le Roi déclaraI269 ‘ qu’à la priere^ du Pape son Seigneur & Pere, il accordoit à Thomas sonréconcilier Archevêché & sa paix & à tous ceux qui étoient hors du Royaume, saufkRoid’An - la dignité de son Royaume. Les Nonces refusèrent absolument d’admet»gieterre tre cette clause, ensorte que leur voyage fut infructueux. Avant le re-aveci'Ar- tour des Nonces, le Pape pour hâter la réconciliation chargea deux Eçclé-chevêque de q a ftiq Ues François de remettre au Roi une Lettre par laquelle il lui décla-
1169. roit que íi avant le commencement du careme de 1170 , il ne se re-concilioit avec s Archevêque de Cantorberi, il jetteroit l’interdit sur sonRoyaume. Cette nouvelle démarche fut encore infructueuse, le Roi vou-loir toujours que l’Archevêque promit l’observation des Coutumes, fans re-striction, & Thomas prétendoit toujours y ajouter, fausîhonneur de Dieub de son Ordre. Le Pape permit alors à l'Archevêque d’exercer ses fonc-
1170. rions de Légat. Au commencement de l’année suivante , il envoya unenouvelle commiffion à l'Archevêque de Rouen «St à l’Evêque de Nevers,chargés de menacer le Roi d’Angleterre de mettre en interdit tous ses Etatsde deça la mer, si dans quarante jours la paix n’étoit pas faite. Le Papefut averti alors que le Roi vouloir faire couronner Henri Ton fils aîné parl’Archevêque d’York ; il écrivit à ce Prélat & aux autres Evêques d'An-gleterre, pour leur défendre fous peine de déposition de se mêler de cettecérémonie. Elle ne laissa pas de se faire. Enfin peu tems après la récon-ciliation du Roi & de l’Archevêque se fit ; le Prélat retourna en Angleter-re. Mais un mot, lâché imprudemment par le Roi., porta quatre Cheva-liers à passer de Normandie en Angleterre , ëc à massacrer l’Archevêquedans l’Eglise (a).
'Ambassade Vers le tems où l'Antipape Pascal mourut , l’Empereur Grec envoyade l'Empe- une Ambassadeur à Alexandre, chargé de grandes sommes d’argent, qui®Tpaí ieC ài offrit la réunion del’Eglise Grecque à la Romaine,demandant pour sona£C ' Maître la couronne Impériale. Le Pape répondit, que les décrets des Peresne lui permettoient pas de consentir à cette demande. II renvoya l’Am-bassadeur avec tout l’argent qu’il avoit apporté, & le fit suivre par deuxCardinaux qu’il envoya à l’Empereur Grec (b).
Négocia- L’Empereur Frédéric, voiant son parti diminuer de jour en jour, principa*tion infruc- lement depuis la mort de Gui de Crème, feignit encore de vouloir finir letueuse de schisme, & de faire sa paix avec le Pape pour le détacher de la confédéra-mprèTdti tion des villes de Lombardie. II lui envoya l’Evêque de Bamberg, avecP%c. ordre de demander à Alexandre une entrevue sécrété. Mais le Pape pourne donner aucun ombrage aux Lombards, leur manda de lui envoyer dechaque ville un Député ; & après avoir écouté l’Evêque en particulier , ilrendit compte en plein Consistoire de ce qu’il lui avoit dit, & lui répondit
(a) Vit. quadripart. C. 1,-22. (&) Fleuri T. XV. p. m. 343, 344.