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D’I T A L I E. Liv. XXIV. Cil. I.
yoïr absolu, le fie reconnoitre par tous les peuples de la Pouílíe, de la Calabre Sc de la Sicile (a). Aussitôt que le Pape eut appris la mort de Frede-r ic II. il excommunia Conrad & ses adhérens & confirma l’Empire àpuillaume Comte de Hollande. II écrivit en Allemagne pour affermirj? parti de ce Prince ; mais tous ses efforts furent inutiles. Guillaumefut obligé de se retirer en Hollande, où il se trouva fort embarrassé,
1 ayant cédée à Florent son frere. Innocent, qui vouloit à tout prix ac-cabler la Maison de Suabe, avoit déja fait offrir l’Empire au Duc de Guel-fes , à celui de Brabant Sc au Comte de Cornouaille, qui l’avoient réfute.Après la retraite de Guillaume , il l’offrit à Haquin , Roi de Norvege,j^ais ce Prince déclara , qu’il vouloit toujours combattre les ennemis de* Eglise, mais non tous ceux du Pape. C’est ce que Matthieu Paris assuretenir de fa propre bouche (b). Le Pape écrivit auíïi à Naples Sc en Sici-le, pour exhorter ces Royaumes de fe soumettre au S. Siégé, avec défen-
de rendre obéissance à aucun autre. II se disposa auíïi à retourner enItalie, & partit de Lyon le 19 d’Avril. S’étant rendu à Genes, il y reçutles envoyés des villes confédérées &de quelques-unes de celles qui étoientdans le parti de l’Empereur. Après un séjour de quinze jours à Genes,Innocent fe rendit à Milan, où il resta deux mois ; ensuite il alla par Bre-feia, Mantoue, Ferrare & Boulogne à Perouse, où il se fixa, ne voulantP as aller à Rome, à moins qu’on n’abolit la Magistrature extraordinaire dedeux Sénateurs annuels.
Conrad passa en Italie avec une nombreuse armée, pour prendre posses-sion de ses Etats héréditaires. II demanda aux Vénitiens des vaisseauxP°ur passer dans la Fouille, & le Sénat lui en accorda par politique. Lessollicitations du Pape avoient fait révolter plusieurs villes de Fouille & de*3 Terre de Labour, de même que Naples & Capoue. A son arrivée,Conrad de concert avec Mainfroi, attaqua les Comtes d’Aquin, qui s'é-l oient auíïi révoltés. En peu de tems ils furent réduits, Sc les principalesv dles de leur dépendance saccagées. Les habitans de Capoue iniimi Jé’ parce t exemple, fe soumirent sans résistance. Naples persista à fe défendre,j^ais enfin les habitans furent obligés de fe rendre, à condition d’avoir st-u-lernent la vie fauve. Conrad les obligea de détruire eux - n êmes leurs mu*raihes, A pnnit sévèrement leur infidélité (c).
Les progrès des armes de Conrad engageront le Pape à offrir les Royau-mes de Naples Sc de Sicile à Richard, frere de Henri III. Roi d’Anglotcre *, Ce Prince ne jugeant pas à - propos d’accepter, Albert Notaire Rp< >Colique, chargé de lui faire cette offre, passa en France, pour la faste aCharles d’Anjou, frere du Roi de France; ce Prince ne l’accepta pas norPlus alors. Innocent ordonna en ce tems-là à tous les croisés de partirmceffawment, fous peine d’excommunication, Sc écrivit au Roi d’Angle-* erre pour l’exhorter d’aller au secours des Chrétiens d’Orient. Ce Prince,ouché des Lettres du Pape, fe croisa, mais fixa l’expédition à trois ansria. Le Cardinal Octavien, Légat en Lombardie, assembla par ordre du*ape les Députés des villes confédérées à Brefcia , où ils renouvelleront
ConradIV. 6? re-tourne enItalie.125t.
Conrad
pajseenlta*
lie.
Le Pape,offte le R&-yau ne deNt pies iCharlesd’Anjou.irz2.
(a) Le même, p. 622.
(b) Muttb. Paris p. M. 781.
(0 Ghmm 1. c. p. L26, 627.
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