D’ITALIE. Liv. XXIV. Ch. I. 205
Secretaires, avec des pouvoirs < 5 c des instructions 'pour traiter d’accom- Sectionbiodement. y*
Comme la négociation traîna en longueur, Mainfroi continua de pour- ,
' er tes conquêtes. Le Cardinal Octavien , Légat du Pape assembla une^/^V "^wée, & Mainfroi renforça la sienne. Ce Prince ménagea si bien sds af- u 3 8 j UJ Cfaires, qu’il contraignit le Légat à faire la paix aux conditions suivantes, r an
fia’on laissoit à Mainfroi & à Conradin Naples & la Sicile, & que la Terre I26g -Labour resteroit à l’Eglife Romaine (a). Le Pape refusa de ratifier ceTraité, & regardant le trône de Sicile comme vacant, il l’ossrit au Roi/aít h paixd Angleterre pour Edmond son second fils, 6r dans une grande Assemblée avec ie Lé.d £ Seigneurs l'Evêque de Boulogne investit le jeune Prince du Royaume de °E?'Sicile & de fouille par un anneau qu’il lui donna de la part du Pape (b). V paplnsufcCe Roi promit, fous peine d’excommunication , de passer incessamment de la rati-Italie avec une armée. Le Légat fit prêcher la croisade contre Main- fier.
■foi , avec l’indulgence de la Terre sainte, & dégagea le Roi du vœu de I2 55 -^ croisade pour Jérusalem.
Dans ces entrefaites Alexandre excommunia les habitans de Turin &Le Paped Asti ? pour avoir emprisonné par surprise Thomas Comte de Savoye, axcmmA.teyr Souverain. Le Marquis d’Este & d’autres Seigneurs de la March ^tans^eTu.d Ancone, ayant sollicité le Pape d’arrêter le cours des cruautés d’Ezzelin, à U d'A-d ^excommunia, & fit prêcher une espece dç croisade contre lui. Avamsii, {ffaisfi Ue d’en dire davantage, fesons connoitre un homme , qui se rendit re- PT, ic } ltr ladoutable en ce tems - là. Ezzelin étoit de la plus basse naissance , & parIon zele emporté, il acquit la Faveur de Frédéric II. dont il soutint les in* Z elm.terêts avec fureur, il tourmentoit cruellement les peuples soumis à sonobéissance ; on auroit de la peine à croire les inhumanités auxqueìles ce Bar-bare s e portoit , si tous les Historiens ne les attestoient. Innocent IV.
1 excommunia, comme on la vu plus haut ; Ezzelin s’en moqua. Alexan-dre IV. réitéra fexcommunication, & envoya Philippe , Archevêque deRavenne pour prêcher la croisade contre ce Tira n , à Boulogne, à FerrareDenise. II le fit avec tant de succès, qu’il assembla une nombreuse a»
In ^> avec laquelle il se rendit maître en peu de jours de Padoue, le séjourordinaire d’Ezzelin (c). II fut obligé de décamper de devant Mantoue , 125$.
a ssegeoit, & vint à Verone, furieux d’avoir perdu sa Capitale. Là1 yt désarmer & massacrer douze mille Padouans qui étoient dans son ar-ÏTlee * R? guerre dura encore trois ans, & pour n’y plus revenir, j’en rap-porterai Ici tous les événemens, L’année suivante se paslà en petits com-bats de peu de conséquence. Mais au mois d’Avril 1258. le Légat enleva? u Tiran la ville de Brescia. Quatre mois après Ezzelin eut fa revanche,battit farinée du Légat, & fit un grand nombre de prisonniers , parmi lés-ais se trouva le Légat lui - même ; il reprit Brescia, & fit enfermer lej 8 at dans une étroite prison. Enfin au mois de Septembre de 1259. laombardie fut délivrée de fa tirannie. II venoit de tenter une entrepriseUr Milan, qui ne j u ì avo j £ p 3S réussi. Les Mantouans & les Cremonois
(«“) Le même, 1. c p. 653.(b) Matth. Paris } 1255.
( c ) Sigm, L. XIX,
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