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PSrt & d’autre, enforte que tous les partis ne refpiroient que Ja paix. Ni* Sectiokcolas s’y étoit toujours opposé, mais appréhendant à la fin qu’on ne la fitfans lui, il consentit qu’on traitât avec le Roi d’Arragon; d’autant plus que ™itaL de-k Roi d’Angleterre, qui avoit procuré la liberté de Charles, demandok p U j sSu’on s’en tint à un Traité, dont-il s’étoit rendu le garant. Le Pape en- 1269 jus.v °ya donc deux Légats, & le lieu des Conférences fut Tarafcon en Pro-
^ence, où les deux Cardinaux se rendirent avec les Envoyés des Rois de I37 ^__
France & d’Arragon, & de Charles de Valois, Charles de Sicile s’y S - uemm ^tr ou Va en personne, suivant les uns (a) & selon d’autres (b) y envoya de avec le^Ambassadeur. Quoiqu’ilen soit,la paix fut conclue à ces conditions.
W Alphonse Roi d’Arragon envoyeroit des Ambassadeurs à Rome pour 12gl ‘demander pardon au Pape du passé & pour en recevoir f absolution ; qu’il*eng a g ero itàpayer le tribut que son bisayeul avoit autrefois promis au Saint®* e ge de trente marcs d’or par an; qu’il iroit en personne à Rome aux fê-te Me Noël de la même année; qu’il rendroit à Charles tous ses otages ;
Su il conduiroit une armée au secours des Chrétiens en Orient ; qu’il en-êageroit fa mere & son frere de restituer la Sicile à Charles. Le Pape pro- .
^it qu’à ces conditions il leveroit l’excommunication & i’interdit qu’on^°it jette sor tous ses Etats, & engageroit Charles de Valois de renoncera ses prétentions fur l’Arragon, & que ce Prince épouscroit la fille aînéessoi Charles, que les uns appellent Clemence& d’autres Marguerite (c).
^is Alfonse ne put remplir ces conditions parcequ’il mourut peu de temsa près.
, Le grand objet dont le Pape s’occupoit toujours étoit la croisade contre Perte dt Uks Infidèles. ils venoient de se rendre maîtres d’Acre, & de chasser les Terre sam-Lhretiens de la Terre sainte. Ces tristes nouvelles redoublèrent le zelede u 'Violas, il fit prêcher la croisade par tout, & exhorta les Princes Chre-
1291.
Lens à renoncer à leurs querelles pour tourner leurs armes contre les, Sara®ns. I| ne se contenta pas.d’écrire aux Princes d Occident, mais il écrivita ussi aux Empereurs de Constantinople & de Trebisonde, à Argoun R hanées Tartares, aux Rois d’Armenie, d’Iberie & de Géorgie, pour les sol-liciter d’armer contre les Saraíìns, leur donnant avis qu Edouard Roi d An-gleterre avoit déja pris la croix, & qu’il s’embarqueroit bientôt pour pas-ser en Syrie. Ii défendit aussi de faire aucun commerce dans les terres daSultan d’Egypte, particulièrement d’armes & de bois de construction pourLs vaisseaux (d), II fit tenir des Conciles en divers lieux pour hâter le fé-murs, & on parla même de réunir les Templiers, les Hospitaliers & lesl'eutoniques sous un seul & même Maître. II ne se fit pourtant rien cettesnnée, à cause de la mort de l’Empereur Rodolfe, qui s étoit montre lePlus zélé pour la croisade. „ ...
Cependant le Roi d’Armenie envoya au Pape deux freres Mineurs avec Mort de, 11 Gentilhomme, pour demander du secours aux Princes Chrétiens contre ^es Saraíìns. Nicolas les envoya au Roi de France avec une lettre de re- ngj.c °nunandation. Mais tous les projets de ce Pontife furent arrêtés par fa
00 Daniel T. V. p. m. 437. (d) Sponàan. Annal. Villani L, VIU. 0 .
\ b ) Oiannons T. 1 U. p. 153. 344.
Le même, p. 154.
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