D’ I T A L I E Lïv. XXIV. C H. 1 M3
'Louis envoya Philippe Comte de Poitiers son frere à Lyon, où il manda à Ssctiohîous les Cardinaux, àl’insçul’un de l’autre , de s’y rendre, fous prétexte V . Ldo traiter de quelque affaire. Les ayant ainsi rassemblés par adresse, il les ck*enferma dans le couvent des Dominiquains, & leur déclara qu’ils n’en for* p uis l att 'Croient point qu’ils n’euffent élu un Pape. Après avoir été enfermés qua 1269 jus-,*ante jours, ils firent un compromis entre eux, par lequel ils s’engagerent à qu’à l’anr oconnoitre pour Pape celui qui seroit nommé par Jaques d’Ossa, Cardi- IS7S -nal - Evêque de Porto, & ce Prélat se nomma lui-même (à). Ce récit est r és JLyZ,néanmoins contredit par des auteurs graves (b) , qui assurent qn’il fut élu élisnt Jeaáunanimement par les Cardinaux, & c’est ce qui parait auffi le plus con for XXit.
*no à la vérité. Ce nouveau Pape prit le nom de Jean, qu’on compte com- I3Í ®‘Jeunement pour le vingt - deuxième de ce nom (c) (*). II se fit couronner? Lyon dans l’Eglise Cathédrale, le 5, le 9 ou le 21 de Septembre, carJ e trouve ces trois dates en divers Historiens.
Depuis deux ans Louis de Bavière & Frédéric d’Autriche se disputaient -Ambassade* Empire. Aussitôt que la nouvelle de sélection de Jean fut portée en AIL- à à»înugne, les deux Compétiteurs lui envoyerent des Ambassadeurs pour luiàtnander la confrmation de leur élection,- mais le Pape ne voulut se de v Empire.c !arer ni pour l’un, ni pour l’autre, sous prétexte d’examiner leurs droiis^lpcctifs (d).
Comme Jean se proposoit de profiter de leur division , pour étendre ss 'PrétentionsP'-fiflance cans f Empire, & surtout en Italie en ruinant le parti des Gibelin- *
Publia les Clémentines , parmi lesquelles est cette Constitution, par la- pEmpîrelsiuelle Clément V. déclare que PEmpire dépend de l’Eglise Romaine, & 1317/
siée les Empereurs en recevant la couronne doivent prêter serment de®délité au Pape. La même année 1317, par la premiere Constitution qu’il"î» il cassa tous les Vicaires vrais ou prétendus de l’Empire en diverses^‘les, comme Canis Scaliger ou de l’Escale à Verone, Bonacossi à Man-*°, Ue , Matthieu Vifconti à Milan, & quelques autres Gibelins ailleurs;
Déclarant que quand l’Empire étoit vacant , comme il prétendoit qu’ii leut alors, le gouvernement en appartenoit uniquement au Pape, à qui,en . personne de Saint Pierre, Dieu a donné tout le droit qs’on peutavoir, f ur pempire de la terre, que sur celui du ciel, défendant
a toutes sortez de personnes de quelque condition qu’elles soient, deprendre la qtr.lité de Vicaire de l’Empire en Italie, ot il cita les deuxrinces élus devant son tribunal, pour y justifier leurs prétentions (<?).
>ous verrons les suites de ces prétentions, après avoir dit un mot desiuelques autres démarches du Pape.
> a ) Vìllani I. c. C. 7 p,
D lialiiz. in not. ad Vit. Pap. Aven.
(c) Villanì I. c
(d) Maimbourg Ubi sup.
(e) Le même.
gua 1 ^ a ( l ) ues ^’Offa étoit né à Cahors, & fils d’un pauvre Savetier , mais il se distin-Prov f à Sénie au service de i’Archevêque d’Arles, Chancelier du Roi de Naples enJl s Uc Cn ’, par ia Protection duquel i! acheva les études, & obtint 1 Evêché de Eréju*.te r- C j- ? iou patron en la charge de Chancelier, devint Evêque d’Avignon, & ensui-
ì’ovt^ - ^ ' Eveque de Porto, j .1 étoit âgé de soixante dix ans, quand ii parvint aa*uacat j,
(1) Maimíevr* Hist, de la décad. de TUmp. L. VI. p. 540,
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