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HISTOIRE GENERALE
Sicnos de Bohême & de France. Ce dernier qui étoit menacé d’une guerre avecVL le Roi d’Angleterre, appréhendoit que l’Empereur, réconcilié avec le Pà-
VI.
Histoire _ e
tî Ita.ie dë m , - . . . f ...
fuis l’on me 6 toit entièrement dans les interets de Philippe ,
1269 jus- qu’avec le secours de quelques autres Princes, il se proposoit de faire élire
qu’à l'an - T5 " : r>- t /"«—j-- 1-'-- j -1- n- Ar>
1378 .
ne donnât du secours à Edouard III. son beaufrere. Le Roi de Bohe-
& écrivit au Pape
Le Tape
travaille
un autre Roi des Romains. Les Cardinaux détournèrent donc le Pape dedonner l’abfolution à Louis, & ses Ambassadeurs s’en retournèrent en Aile-'magne (a). Cependant le Pape, qui tâchoit de prévenir la guerre entre laFrance & l’Angleterre écrivit à l’Empereur pour le détourner de s’allieravec Edouard.
Comme il y avoit déja eu quelques hostilités en Guienne entre la France& l’Angleterre, & que le Roi Edouard avoit traité avec l’Empereur, fanss’embarrasser de l’agrément du Pape, Benoit tâcha d’arrêter le cours de lalieriaFran- guerre, & envoya des Légats en France & en Angleterre pour ménagerce&i’A» un accommodement. Les Légats furent reçus honorablement à Paris;gieìme. Edouard ne voulut pas leur permettre de venir en Angleterre ; il envoy 3des Députés pour traiter avec eux, mais après diverses conférences, il n’yeut rien de conclu. Le Pape voyant que le Roi d’Angleterre écoit inflexi*ble, écrivit à l’Ëmpereur pour l’exhorcer à ne point faire la guerre à I 3France. Louis n’ayant pas fait une réponse favorable, le Pape publia uneLettre à tous les fideles, pour leur défendre de s’allier avec l’Empereur-
Celui-ci étant déterminé à rompre avec le Roi de France, se plaigns
que Philippe s’étoit emparé de plusieurs fiefs de l’Empire, & demasld 3que le Pape obligeât ce Prince à les restituer. Benoit ne répondit point,Òí avertit le Roi de France des desseins de l’Empereur , le sollicitant d®s’accommoder avec le Roi d’Angleterre.
Lis Trin- Quelque tems après, le Pape reçut des Ambassadeurs de divers Evêquesces Aile- d’Allemagne, pour solliciter l’absolution de l’Empereur. Le Pape répossmaintien- ne pouvoit la lui accorder, tant qu’il seroit en guerre avec phi'
nent les lippe, ce Frînce lui ayant écrit que s'il donnoit l’absolution à Louis fa ní
son consentement, il le traiteroit plus mal que ses prédécesseurs n’avoie Ilttraité Boniface. Les Princes d’Allemagne s’affemblerent à Rens & déclarf"rent par une pragmatique sanction, qu’un Prince élu à la pluralité des vol*des Electeurs, seroit reconnu légitime Roi des Romains ; que quiconq 1 ^soutien d roi t le contraire, & attribueroit au Pape la supériorité sur lespereurs, seroit poursuivi comme criminel de leze * majesté. Cette déclaf 3 'tion fut confirmée dans une Diete convoquée à Francfort. Albert debourg porta une copie de ce décret à Avignon ; il rapporte que le P 3 Pn’en parut pas trop offensé, & envoya un Nonce à l’Ernpereur, afin fi .ce Prince envoyât des Ambassadeurs à Avignon, pour traiter de sa rec 0ll ‘ciliation avec le Saint Siégé (b).
Benoit XII. ayant appris que le Roi d’Angleterre avoit reçu de I’EipP®reur le titre de Vicaire de l’Èmpire, & qu’il se disposoit à entrer en ï ra *- cce avec une puissante armée, le menaça de l’excommunier s’il ne renonÇ®à ce titre. Informé peu après que Farinée Angloise s’écoit retirée san s ^venir à une action, le Pape écrivit encore à Edouard pour l’exhortct
(a) Vìllmì L. XI. C. 54. {V) Albert, Argent. Chron, p. 129.
droits deV Empire1338 .
Faits di-vers.