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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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t6o HISTOIRE GENERALE

Szctiom modement des villes de Lombardie. I! étoit chargé de Ja procuration desV?' deux frères, Sc fit en leur nom les mêmes déclarations & les mêmes pro- Italie dt- me ^ ts ' promirent soumission & obéissance au Pape, reconnoissanc quiifuis r an ne peut être déposé par lEmpereur, de ne jamais adhérer à Louis de Ba-1269 /«/- viere, ni à aucun Empereur qui ne fût approuvé par le Pape; de payer auquà Van p a pe Sc ceux Cardinaux cinquante mille florins dor, en dédommagement137 de tous les torts faits par eux & par leur famille aux Légats Sc aux NoncesJe soumet- du Pape. Ils reconnurent que pendant la vacance de l'Empire, comme iltent aussi, vaquoit alors, ladministration en appartenoit au Pape, & en conséquenceI 34 I * quils vouloient tenir du Pape & de lEglile Romaine le gouvernement dsMilan Sc de ses dépendances (a). M. Fleuri remarque fort judicieusement-dessus (b), quau fond il importoit fort peu aux Vifconti & aux autrespetits Seigneurs de Lombardie de se soumettre de paroles au Pape ou àl'Em-pereur , pourvu quen effet ils demeurassent maîtres des villes dont il*étoient en possession. Le Pape content des soumissions des Vifconti, ac-corda aux deux freres , leur vie durant, le gouvernement de la ville deMilan & de son territoire,avec toute jurisdiôìion & puissance temporelle»comme Vicaires de lEglise Romaine pendant Ja vacance de lEmpire.

Louis de Les Rois de France Sc dAngleterre ayant fait une trêve en 1340, con*Bavure vinrent de tenir des conférences à Arras en présence des Légats du Pape.i^lveTie' Mais e ^ es ^rent infructueuses, & toutes les négociations du Pape Sc deRoi ses Nonces aboutirent à quelques prolongations de trêve (c). Cependant

France. Philippe de Valois se servit de simpératrice, qui étoit sa nièce, pour en-

gager lEmpereur Louis de Bavière dabandonner le parti dEdouard, &de lui ôter le Vicariat de lEmpire. Le Roi sengagea de son côté daghauprès du Pape & de le réconcilier avec lui. Ses sollicitations furent in-fructueuses, ce qui est assez surprenant, vu les dispositions favorables duPape à saccommoder. Aussi Maimbourg (d) dit - il, quon crut dans I emonde, que Philippe, suivant toujours son premier dessein, navoit nulleenvie que la chose réussit, & quil fit dire au Pape fort secrètement &'rieusement, quil se gardât bien d'en rien faire. Laffaire tira donc en lon-gueur , Sc il parut aux plus éclairés, que lEmpereur étoit joué , le Roifesant semblant de vouloir ce quil ne vouloit point, & le Pape tout aucontraire de ne vouloir pas ce quil desiroit de tout son cœur.

Mort de Cependant Benoit XII. mourut le 25 dAvril 1342, & le 7 de Mai le*Bjnoitxn Cardinaux élurent Pierre Roger, Archevêque de Rouen, qui prit le nomtíe Clement Olement VI. II envoya d'abord des Nonces pour traiter de la paix en*Yx. M tre la France Sc lAngleterre, & ces Nonces réussirent à faire conclure une1342. trêve de trois ans. Le Pape envoya aussi un Légat en Lombardie poufpacifier les troubles de cette Province, mais i! ny réussit pas.

Demandes Les Romains envoyerent à Clement VI. dixhuit députés chargés de luides Rt- faire trois demandes. La premiere daccepter les qualités de Sénateur, de

mains. Capitaine & les autres charges de la ville, quils lui offroienc pour fa vie

seulement, 6 c non comme au Pape Clement VI. mais comme au Seigneur

(d) Decad. de lEmpire L. VI. ?. **616.

(d) Le même 1341. n. 10.(b) L XCV. § VIII.

(O Daniel T. VI. p. M. 130.