Buch 
32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
Seite
279
JPEG-Download
 

D’I T A L I E. Liv. XXIV. Cii. I.

279

II parait que les Vifconti continuoient à étendre leurs domaines. Am-“roise fils naturel de Bernabé entra par l’Abruzze dans le Royaume de Na-à la tête de douze mille chevaux. II emporta quelques places, &! a vançoit vers Naples, laissant par tout de sanglantes traces de son passage.r 1 ? Ruine Jeanne , veuve pour la troisième sois, rassembla du mieux qu’ilUl fut poíìible, ce quelle avoit de troupes, marcha contre l’ennemi, défit,°n armée, & délivra par cette victoire le royaume d’une si dangereuselslv afion ( sl ).

_ Re Pape Urbain V. se rendit enfin à Rome, le 16 d’Octobre 1367. Lelergé Sc le peuple le reçurent solemnellement & avec grande joie; il fit^ pare r le palais du Vatican. Au mois de Mars de l’an 1368. Jeanne Reine^ Naples vint à Rome voir le Pape ; le Roi de Chypre, Pierre de Luj,8 n an, s’y trouva en même teras avec son fils. Urbain les reçut i'un &a ntre 3 vec distinction. Au mois de Mai, le Pape alla 2 Montefiascone pour* P a sser l’Eté, Ce fut là qu’il publia une bulle contre Bernabé Vifconti,continuoit ses ravages dans la Lombardie.

Ce Pontife avoit sollicité l’Empereur Charles IV.de passer en Italie avec, ne armée, pour soumettre les usurpateurs des terres de l’Eglise. Cepen-ar *t comme il se défioit encore de ce Prince dans les circonstances pré 5 emes > il engagea l'Empereur, avant qu’il entrât en Italie, de confirmer par

j u I* a pe, au nombre de vingt mille hommes, il s’empara de Vicence, de** u ques & de S. Miniato. Pour ce qui est de Verone, il s’accorda pour quel-argent avec les Seigneurs de Lescale, qui en étoient les maîtres. Ber-? a bé Vifconti, qui savoit s’accommoder au tems, demanda la paix, & elleUt conclue à ces conditions, que Bernabé évacuerait toutes les places qui^PPartenoient au Saint Siégé, ou à des Seigneurs Italiens, vassaux & alliést e * Empire ; qu’il ne protégerait point les Bandits qui servoient dans ses°upes, Sc qu’il se présenterait en personne devant le Pape, pour lui de-j ender pardon & recevoir l’absokuion. Après la conclusion de ce Traité,^pereur donna un Edit.par lequel i! révoquoit tous les privilèges des villes(j Q es § e 'gneurs, qui avoient pris le parti de Bernabé ; mais moyennantë r °sscs sommes d’argent, ce Prince ne fit pas difficulté de leur rendreurs premiers droits & d’en ajouter de nouveaux. Tout étant pacifié ense° mb !r ' f Empereur alla à Viterbe, où il dina avec le Pape , ensuite ild e a Rome, où le Pape k suivit. L’Empereur l’attendit à un millecb 3 j ! e * d'où il l’accompagna à pié, & tenant d’un côté la bride de sonk/ ,'î0squ'àSaintPierre. (Quelques jours après l'Impératrice arriva, & leR(f 6 a , Couronna I e premier de Novembre. Charles partit peu après de& alla en Toscane, où les Florentins lui donnerent une grosse som-il »0 argent, pour éviter la guerre (^r). 3 e voyant méprisé parles Italiens",11 ^pasia en Allemagne.

ysui’p néesuÌVanie> ^ a P e retourna à Viterbe. Pendant le séjour qu’ildes Empereur Grec Jean Paléologue arriva à Rome. Ce Prince alíarméprogrès des I ures, ne ceíïoit d’implorer le secours des Latins contre

(a) Giannone T. III. p. 31g. (1) p latina in Urfcan. V,

SacTioMVI.Hilìotrefi* Italie de*pair l’an1269 jus-qu’à l’an137 8-

Les Vis-conti battusdans le R»*jaunie díNaples.

Le Papeà Rome,

CharlesIVjvient enItalie .

V Empe-reur JeanPalémogutà Rome.I3éSÍ.