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H i flaired’Italie dé-duis l'aníz6g jus-qu'à l’an2 . 378 -
Retour duRase k•dvignon&/« mort.
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280 HISTOIRE GENERALE
une Puissance fi formidable. Pour les rendre plus sensibles à ses malheurs*il avoir déja proposé plus d’une fois la réunion des deux Eglises. Ses solli-citations auprès du Pape Innocent. VI. avoient été infructueuses. II le*renouvella auprès d’Urbain V. & pendant le premier séjour de ce Pape 3Viterbe, il lui avoir envoyé des Ambassadeurs, pour lui témoigner le désirqu’il avoir de revenir à l’obéissance de TEgíise Romaine. En 1369 il pasi" 3en personne en Italie & vint à Rome, où le Pape se rendit le 13 d’Oct°'bre. Le 18 du même mois, l’Empereur fit sa profeífion de foi en présencede quatre Cardinaux, elle étoit tout à fait conforme à la doctrine de l’EglifeRomaine. Après qu’il l’eut jurée les Cardinaux le reçurent au baiser dspaix. Le dimanche 21 d’Octobre, le Pape vint s’aíleoir-dans une chaireau haut des degrés de l’Eglife de Saint-Pierre ; l’Empereur Grec vint au®'tôt, & dèsqu’il vit le Pape, il fit trois génuflexions,puis il s’approeha,lu 1baisa les pieds, la main &. la bouche ; après quoi il dina avec le Pape &tous les Cardinaux. Le grand point pour Paléologue étoit d’obtenir dusecours contre les Turcs; le Pape lui donna des lettres de recommandationpour les Génois & les Vénitiens, & lui permit de traiter avec un CapitaineAnglois, appelle Jean Hawkwood, qui avoir succédé à Lando dans le com'mandement de la grande Compagnie d’Ancone, <k s’étoit rendu fameux estItalie par ses exploits. Hawkwood étoit alors excommunié, parcequ’il se-condent Visconti, qui avoir recommencé la guerre. La négociation dsl’Empeur Grec avec ce Capitaine fut fans succès, pareeque Hawkwoodaimoit mieux piller T Italie, que d’avoir la gloire de combattre les Turcs-On ignore si Paléologue réussit auprès des Génois A des Vénitiens (*) *mais il ne partit d’ítaîie que Tannée suivante, car on a de lui une bulle ds20 de Janvier 1370 , par laquelle il confirme celle du 18 d’Octobre (a). ,Le Pape partit de Rome le 17 d’Avrïl 1370, vint à Viterbe & de là 3Montefiascone. Là il déclara le dessein où il étoit de retourner à Avignon»pour procurer la paix entre la France L f Angleterre. II se rendit à Cot'neto & le 5 de Septembre s’embarqua pour Marseille, ou il arriva ledu même mois, 6 c le 24 à Avignon. A son retour, il résolut d’aller enpersonne négocier la paix entre les deux Rois de France & d’Angleter-re, & fit même quelques préparatifs pour ce voyage; mais il fut bien-tôt après attaqué d’une grande maladie, qui le mit au tombeau le 19 deDécembre 1370 (è). D&
(a) Raynald. 1370 n. 1 . (b) Vit. Papar. Aven. T. I. p. 398 .
(*) Cha’condyle parle du voyage de ce Prince en Italie, & il garde le silence fur f*qui se passa à Rome. Mais il rapporte qu’à Venise il ne put obtenir que l’árgtnt q 1 * 1emprunta; qu’étant passé en France, ses sollicitations furent infructueuses. Etant reveMà Venise dans le dessein de s’embarquer pour Constantinople -, ses créanciers le firent ^rêter. n écrivit ì Andronic son fils ainé de lui envoyer la somme dont il étoit rede^ble. Mais ce jeune Prince, ayant envie de rester maître du Gouvernement, répondà son pere, qu’il étoit impossible de lever cet argent. Eaianuel son cadet, apprenant *triste situation de son pere, ramassa tout Purgent qu’il lui fut possible, passa la mer,offrit de demeurer cn Stage à la place de son pere, jusqu’au payement complet desomme due. Comme Chaicondylc est le seul qui rapporte ce fait, dont aucun s u ‘Historien n’a parlé, & que d’ailleurs il n’est rien moins qu’exact, nous nc croyons 0qu'on doive y ajouter btaucmip de foi (i).
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