284 HISTOIRE GENERALE
Sictioh que par fa présence, il rétabliroit l’autorité du Saint Siégé en Italie, &vil. obligeroit les rebelles à fe soumettre, mais il s’apperçut bientôt qu’il s’étoitHistoire port trompé. A la vérité les Bannerets de Rome s’étoient d’abord de-durmt le wis du gouvernement , mais ils le reprirent ensuite , malgré les repré-grand sensations du Pape. Bien loin que les rebelles rentrassent dans le devoir,Schisme plusieurs qui jusques-Ià avoient été sideles , entrerent dans la ligue desd'Occident, Fi oren tins (a). Hìkwood quitta auíli le parti de l’Eglise avec ses troupes,& traita avec Bernabé Visconti, qui lui sit épouser sa fille naturelle (bsGrégoire vivement touché du mauvais état de ses affaires, alla à Anagniepour éviter les grandes chaleurs, & ne revint à Rome qu’au mois de No-vembre. Vers la fin de Tannée, les Florentins ennuyés de la guerre, quileur coutoit déja des sommes immenses & découragés par la réconciliationdes Boîonois avec le Pape , fe Lissèrent persuader par Bernabé Viscontide traiter avec lui. Grégoire souhaitoit la paix , parcequ’il se voyoittrompé dans son espérance de rétablir sa puissance temporelle en Italie. Lesdéputés de part & d’autrese rendirent à Sarzane;. mais comme la négociationtrainoit en longueur, le Pape envoya Catherine de Sienne à Florence, otí.elle courut risque de la vie par Tanimosité du petit peuple. Elle échapaau danger, & les Florentins plus obstinés que jamais, firent célébrer danstoutes leurs terres T Office divin, au mépris de Tinterdit (c). C’est ce dontGrégoire fe plaignit amèrement dins ses Lettres à TEmpereur, au Roi deFrance & à d’autres Princes. Ce Pontife sòngeoit sérieusement à retour-ner en France, car le mépris de son autorité lui fesoit éprouver une infLnité de dégoûts dans le séjour d’Italie. II tomba dans une profonde mé-lancholie, qui lui causa la maladie dont il mourut le 27 de Mars 1378.
SECTION VII.
Histoire ffítalie & des Papes durant k grand Schisme d'Occident. Depuis ta»1378 jusqu à ían 1429.
T 'Histoire qui fait le sujet de cette Section a fourni matière a nombre/ de gros volumes. Comme nous sommes obligés de nous reserrer dansdes bornes fort étroites, nous ne pourrons gueres qu’indiquer sommaire-ment les principaux faits,encore faadra-t-il être bien concis.Tous les prin-cipaux Historiens conviennent assez généralement que sélection dont nousallons rendre compte fut forcée. Sans nous attacher à aucun Auteur parti-culier. Voici en substance ce qui semble être avéré.
EUUion Avant la mort de Grégoire Xí. ‘les Principaux Romains s’assemblerenîd’Urbain diverses fois avec plusieurs Prélats Italiens, & convinrent unanimement dsV1 - faire tous leurs efforts pour avoir un Pape Romain ou Italien. Dès q ueGrégoire fut mort, ils parièrent à chacun des Cardinaux en particulier, $les prierent d’élire un Romain ou au moins un Italien, leur représentantqu’il étoit à craindre que le Peuple ne les massacrât. Les chefs des Romain®
(a) P agi Brev. Rom. PontisT.IV.p.225. (c) Flettim in Greg. XI. Léon. Âr^Cè) Annal. Mediolan. uìi sup. L. VIII. & al.