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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D’ I T A L I E. Lïv. XXIV. C h. I. 280 ^

Maladies & par divers échecs qu’elle avoir eus. Le Pape excommunia ^ectiosL ouis, publia la croisade contre lui, & déclara Charles Gonfalonnier de Hì jt eif ' eEglise. Après le départ du Roi, Urbain se retira à Nocera, ville que d ^ taUgCharles avoir donné à son neveu. Comme on avoir publié un Edit, par durant ItLquel il étoit défendu d’acherer des vivres, ni même du sel & des chan-graucfbelles , sinon dans les magazins du Roi, la Cour du Pape ressentit bientôt

la disette ; ce qui engagea plusieurs Cardinaux de retourner à Naples._j

Liais le Pape les rappella, L tous à la réserve d’un revinrent auprès de lui,

& partagèrent les defagrémens qu’il eut à Nocera pendant plusieurs mois,dont son caractère orgueilleux & emporté fut la principale source. • Un évé-nement imprévu mit Charles en état de prévenir les mauvais desseins quele Pape méditoit contre lui. Louis d’Anjou mourut le 7 d’Octobre, &!esFrançois consternés & fans chef retournèrent la plupart en France. Char-les revint donc à Naples victorieux fans avoir combattu. Au bout dequelques jours ce Prince, fans nul ménagement pour Urbain , lui fit de-mander par quel motif il avoit quitté Naples, & le fit prier en même temsfy revenir, parcequ’il avoit des affaires importantes à lui communiquer.

Le Pape irrité de ce procédé répondit, que c’étoit aux Rois H aux Prin-ces Chrétiens à venir aux pieds du Pape, & non pas aux Papes à les pré-v enir, A que s’il vouloir avoir son amitié, il devoit abolir les impôts qu’ílav ok mis f ur un royaume feudataire de l’Églife (a). Le Roi fut fort pi-qué d e cette réponse, & il dit, que ia couronne lui appartenoit, tant àtitre de conquête, qu’en vertu des droits de fa femme ; ëc qu’il étoit maî-tre de mettre dans son royaume tels impôts qu’il jugeoic á - propos. Celuiqui fomentoit principalement la division étoit le Cardinal de Rieti, Abbésu Mont-Caffin & Chancelier du Roi.

Ce Cardinal, qui n’aimoit pas Urbain, avoit fait semer dans le public Conjura-certaines questions, dressées par un nommé Bartolin, Procureur en Cour de tion contreRome, où entre autres on demandoit, s’il n’étoit pas permis de donner ledes curateurs à un Pape trop négligent, ou trop opiniâtre, & qui fans leconseil des Cardinaux voudroit faire tout à fa tête au préjudice de l’Eglise,

& même de le punir, de le déposer & d’en élire un autre? L’affirma-tive étoit appuiée d’un grand nombre de Docteurs, & plusieurs Cardi-naux y avoient donné les mains (b). On accusa même les Cardinaux d’a*

Voir formé le dessein de faire périr Urbain ( c). Le Cardinal des Ursinsavertit le Pape de cette conjuration ; & ìl assembla un Consistoire , ausortir duquel il fit arrêter six Cardinaux , & les fit mettre chargés deRaines dans de noirs cachots. Comme leur emprisonnement, la mort dequelques-uns & la retraite de quelques autres à Naples, laissoit un grandVl fide dans son College, il créa dix sept nouveaux Cardinaux , parmi les-quels étoient les trois Electeurs Ecclésiastiques, les Evêques de Liege &e Breflau & un Ecclésiastique d’une famille noble de Bohème, qui ne vou-r enc point accepter cette dignité.

p f e pendant Urbain nomma six Commissaires pour examiner les CardinauxB Lonniers, qui ne trouvèrent rien de convaincant contre eux, après les * r li%

çfû) Le même, V. aussi Uns ara Hist.du Qs) Th. de Niem . L. I. C. 4 2 -ce Pise T. I. p. 40, 41. (c) Ronald, 138+. n. 3«

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