3I o HÌSTOIRE GENER ALE
Section cruautés horribles. Le Pape & les Cardinaux se sauvèrent â Sutri avecvil. beaucoup de peine, & Jean ayant passé par Viterbe, Montesiascone &Histoire Sienne, se rendit à Florence. Ladislas poussa ses conquêtes presque jus'
1 ít!líte /í qu’aux portes de Florence, ce qui obligea le Pape de.se retirer à Bolo"'grand * g ne , & il implora le secours de l’Ëmpereur Sigismond, qui étoit passé estSchisme Lombardie, pour terminer les différends qu’il avoit avec les Vénitiens.d’Occident. Lien que ce Prince souhaitât d’arrêter les progrès de Ladiíîas, il avoit~~— des raisons de ne point lui faire la guerre en ce tems-là; mais il négociafei i4i3. e * avec le Pape par lettres, & l’engagea à consentir à la tenue d’un ConcileM oci'a- Général pour terminer le Schisme. Jean XXIII. envoya deux Légats, avectìons°des pouvoir de convenir avec l’Empereur du lieu pour tenir le Concile. D’*''Ligats du bord il leur avoit donné un ordre secret de ne point consentir à de certai-Pfp? avec nes villes, mais à leur départ, il révoqua cet ordre, laissant f affaire à leurStgttmon’. p ruc |e n ce (a). Les Légats, on ignore par quel motif, donnerent les mainsau choix de Constance, ville Impériale du Diocèse de Maience.
Conférences Le Pape eut un chagrin mortel de ce choix ; il prit le parti de s’abouchefentre l’Em- avec l'Emperenr pour tâcher de convenir avec lui de quelque ville qui l'ist"■pereur N k commodât moins que Constance. II eut plusieurs entrevues avec Sigismond-La premiere à Plaisance ; mais ensuite ils allèrent à Lodi, où se termina lanégociation, & la ville de Constance fut encore désignée pour la tenue dstConcile, Jean XXIII. n’aiant pu faire changer de sentiment à l’Empereur-Ladiíîas étoit fort intrigué de ces Conférences, dont l’heureux succès nspouvoit que tourner à son désavantagé. Aussi avoit-il ses espions dans tousles lieux où elles se tenoient. De Níem rapporte même qu’il y envoya ustAmbassadeur, sans dire quelles propositions il fit (L).
Expéditions On fit ensuite toutes les expéditions nécessaires pour la convocation dupour la con - Concile. Sigismond publia un Edit par lequel il y invitoit toute la ChrS'vocation tienté pour le premier de Novembre de l’année suivante, promettant dc§du Concile. s au fconduits à tous ceux qui en voudroient. II écrivit aussi à Grégoire XII-à Benoit XIII. & à Charles VI. Roi de France. De son côté Jean XXIlLpublia le p de Decembre une bulle pour la convocation du Concile (c).
Jean agit Les choses étant ainsi réglées, le Pape alla à Mantoue où il passa l'hivercontre Uus. avec j ean François de Gonzague, son ami & son protecteur. Au printeist 514141 suivant, il retourna à Bologne. Delà il écrivit au Roi de France & à l’Ustí'versité de Paris, pour les prier de s’empìoier à faire renoncer les Huffit eSaux erreurs de Wiclef. Mais les efforts de l’Universicé furent infructueux»les Hussices détestant de jour en jour plus vivement l’Eglise Romaine.Monde ■ Ladiíîas, qui étoit devenu la terreur de l'Italie, avoit pris la résolutionLadiíîas, d’aller assiéger Jean XXIII. dans Bologne < 3 î de le poursuivre partout. L ePape ne pouvoit se fier aux Boulonnoia, mécontens de son gouvernément, & les troupes qu’il pouvoit rassembler n’étoient pas en état de faí retête à une armée aggusrrie & victorieuse. Un événement imprévu tira I epape d’affaire. Gomme Ladiíîas étoit en marche pour Bologne, il futtaqué d’un mal violent, qui l'obligea de retourner à Naples, où il mout^le 6 d’Août 1414. (,/).
O) Léonard Aretin. de reb. ItnJ. p. 258. (<•) Le même p. 190-192.
(b) Lenfant Hiit. du Cône. de Pise X. (.dj Gimnont-L, XXIV.' C. S.
II. p. li?9-