D’I T A L I E. Liv. XXIV. Ch. I. 3*7
Quand l’affaire de la déposition da Pape fat terminée, on reprit cellede Jean Hus, qui avoit été transféré depuis environ deux mois dans laforteresse de Gotleben. Le 31 de Mai, il se tint une assemblée desdations, à laquelle les Grands de Bohême présenteront un Mémoire,Pour demander la liberté de Hus. On promit, de le faire amener à Con-stance, qu’il auroit pleine liberté de parler , & qu'on l’écouteroit avecdouceur & charité. Le Concile qui appréhendait l’éclat d’un examenpublic, envoya des députés à Gotleben, pour porter Hus à quelque re-staftation, ou à quelque déclaration qui pût dispenser de l’entendre publi-Renient. Cet expédient n’ayant pas eu le succès qu’on en espérait, on luidonna une audience publique le 5 de Juin, mais tout s’y passa avec tant dec °nfusion, qu’il fallut remettre IWaire à un autre jour. Le 7 Jean HusComparut donc une seconde fois, où il se défendit contre les accusationsjj e ses ennemis. Après la séance, & avant qu’on l’emmenâc, l’EmpereurJ exhorta à se soumettre à l’autorité du Concile, ôi lui promit qu’en consi-dération du Roi & du Royaume de Bohême, il le renvoyeroit sûrement;9 u autrement, bien loin de le soutenir dans ses erreurs A dans son obstina-tion ìl allumerait de ses propres mains le feu, pour le brûler. Hus protestasto’il n’avoit jamais eu la pensée de rien soutenir avec opiniâtreté, & qu’ile toit venu de son bon gré au Concile dans l’intention de se rétracter, dès9 u ’on lui apprendrait quelque chose de meilleur que ce qu’il avoit enseigné,fe lendemain, il fut encore appellé en présence de l’Ëtnpereur & de divers•* r élats& on exigea de lui d’abjurer vingt-six articles, qu’on pre'tendoitavoir tirés de son livre de F Eglise, & quelques autres ex traits de ses autresécrits. Jean nia d’avoir enseigné certains articles, & dit qu’il ne pouvoicPas les abjurer, & qu’à l’égard dqs autres il étoit prêt d’y renoncer, quandst seroit mieux instruit. Le lendemain on lui présenta un formulaire de^tractation, qu’il refusa (a).
Hans la treizième sesiìon, qui se tint le 15 de Juin, les Promoteurs duLoncìle demanderent la condamnation de quelques erreurs fur l’Eucharistie,« on lut un Décret qui porte en substance „ Que quoique Jésus- Christ» ait institué & administré à ses Apôtres le vénérable Sacrement après fou" P e > & se> us les deux especes du pain & du vin , cependant la louablej, autorité des sacrés canons & la Coûtume approuvée de l'Eglise a tenu" tient, que ce Sacrement ne doit pas se célébrer après soupé, ni êtrej> pris par les Pideles autrement qu’à jeun, horsmis en cas de maladie, &» de quelque autre nécessité, accordé ou admis selon le droit, ou par" ^Eglise. Que quoique dans la primitive Eglise, ce Sacrement ait été reçu" Par les Fideles fous les deux especes, néanmoins dans la fuite il n’a" jté reçu que fous la feule efpece du Pain par les Laïques, parcequ’on" doit croire fermement que tout le corps & tout le sang de Jésus-Christsì est vrayement contenu fous í’efpece du Pain, comme fous l’efpece du" C’est pourquoi on doit regarder comme une erreur de dire, qt e
c tst un sacrilège, ou qu’il est illicite d’obferver cette coutume ou cetre
doivent êtreleurs Dioce-
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VII.
Hijloired’Italiedurant legrandSchismed'Occident.
Suite deVaffaire deJean Hus.
Décret duConcile furle retran-chement déla Coupe.
" j 01 . , ceux qui soutiennent opiniâtrement le contrairq,” S.st^st'és comme des hérétiques, & grièvement punis par" lain -s & par les Inquisiteurs de la Fui (Z>)”.
(«) Le même, p. 303-349.
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(L) Le mSme, p. 36S, 3 * 59 *