ZZ2 HISTOIRE GENERALE
Section suivante, les HuíTites firent deux irruptions en Silesie, & ce ne fut qo®viu massacres & incendies de toutes parts. En 1429 , ils en firent encored’f 0 !™ de en bilefie, en Saxe , & dans le Brandebourg ; ils firent même des con-tuis 'r an' quêtes en Saxe en 1430, & se rendirent redoutables à toute l’Allema-1430 jus- gne. Le Pape prit alors le parti de publier tíiíe nouvelle croisade con-tre eux par le ministère d’un nouveau Légat, qui fut le Cardinal Julien Ce-sarino, homme savant & plein d’expérienee dans les affaires. La bulle étoitdu onzième de Janvier 1431.
Pendant que la Bohême & l’Allemagne étoient en proye aux fureurs de
qu’à Van.IS‘7.
Guerre desFlorentinscontre lesJLu^uois.
la guerre, l’ítalie ne jouit pas de la tranquillité que fembloit lui promettrele traité de paix conclu en 1428. Les Florentins y donnerent la premièreatteinte. Ils étoient piqués contre Guiniíi, Seigneur de Luques, parcequ’ilavoit privé cette ville de fa liberté, & parceque son fils avoit servi contreeux dans les troupes du Duc de Milan. Guiniíi, trop foible pour leur ré'íìster, implora la médiation du Duc de Milan & des Vénitiens. Philippe,loin de détourner les Florentins de leur dessein, les encouragea, parcequ’ilétoit bien aise de les voir engagés dans une nouvelle guerre. Les Véni-tiens , liés par les derniers traités avec ceux de Florence, refuseront aufïîdu secours au Seigneur de Luques. 11 engagea alors à force d’argent lesSiennois à s’allier avec lui, & ceux-ci demanderent du secours à Genes &à Milan, & Philippe leur en promit secrètement. Les Vénitiens qui enfurent informés, lui envoyerent André Contarini, pour lui rappeller ss sengagemens & le prier d’y être fidele. Le Duc de Milan répondit qu’iln’avoit rien plus à cœur que de maintenir la paix, & que pour en donnerune plus forte preuve, il alloit congédier les troupes étrangères qui étoientà fa solde. II feignit de congédier François Sforze, mais lui donna secrè-tement des ordrçs contraires. Sforze se mit en marche & parut tout-à-cou?devant Luques, que les Florentins aíliegeoìent ; il les battit & les oblig e3de se retirer sous les murs de Pile. II dépouilla’Guinisi de son autorité, &le fit conduire avec son fils dans les prisons du Duc de Milan ; ensuite ^s’en retourna dans le Royaume de Naples, moyennant cinquante mille écu*que les Florentins lui donnerent. Ceux-ci revinrent de nouveau assiégésLuques ;& Nicolas Pichinin, un des meilleurs Généraux du Duc de Milan»qui étoit dans l’Etat de Genes, vint au secours des Luquois. Les Vénitiensenvoyerent à Philippe un second Ambassadeur pour se plaindre de cett®infraction au traité. II protesta, qu’il n’avoit pu empêcher les Génois dé-voyer du secours à une ville amie ; que quoiqu’il fût maître de Genes »cette ville avoit la liberté de servir fes amis à ses dépens. Que du rest e »il ne trouveroit pas mauvais que les Vénitiens envoyassent du secours a u3{Florentins leurs alliés. Le Sénat ne jugea pas à-propos d’éclater. enco 1 ®contre ce Prince. Pichinin. défit les Florentins, prit toute leur artille/ 1 ®& leur bagage & leur fit quatre mille prisonniers. Les Florentins folli c1 'terent les Vénitiens de se liguer avec eux pour renouveller la guerre, conh.®Philippe. La ville de Genes tâcha de traverser cette négociation, i® 8 *inutilement le Sénat renouvella la ligue, avec les Florentins le 12 d’Ap1430. Le Duc de Milan envoya aussi des Ambassadeurs à Venise, rLestèrent plus de trois mois-, Pendant leur séjour on découvrit un cowP'®qtie. ce Prince avoit tramé pour introduire les troupes dans une pJ ace