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Section chapeau & son habit de Cardinal, sa croix & fa clochette, dont les Ha$*y^* tes firent' des risées- (a). Aprés cette victoire les Huiïites ravagèrent la$ Italie Moravie, l’Autriche, la.Silefie & firent une irruption en Hongrie. Le
d:puis Van Cardinal de retour à Nuremberg, désespérant de les réduire par la force,
] 430 jus- convint avec l’Empereur de les inviter de fe rendre au Concile de Baílc*qu à lan Dà^u’il fur arrivé dans cette ville, il écrivit aux Bohémiens pour les y î151 ' virer, leur offrant un Saufconduit , <k de les entendre publiquement, &autant de tems qu’ils le fou h ai ter oient (£).
Ouverture Les deux Députés, que ce Prélat avoit envoyés à Balle, firent fouver-du Concile ture du Concile le 23 de Juillet; mais comme il y avoit fort peu de Pré-de Bajk. jgrs, on tint feulement quelques Congrégations. Le Légat arriva au moisd’Octobre & écrivit alors aux Bohémiens, la Lettre donc nous venons de pat'ler. L’offrequ’on leur fefoic de Conférences libres fur leurs articles, déplutau Pape, il en prit ou feignit d’en prendre ombrage, <k le 12 de Novembre ilenvoya au Cardinal Julien plein-pouvoir de dissoudre le Concile & de le tranS*férer à Bologne. II en alléguoieles raisons suivantes ; qu’on l’avoit assuré qu’iln’y avoit que fort peu de Prélats à Balle; que cette ville étoit infestée patles armes des Ducs de Bourgogne ík d’Autriche , qu’il y avoit parmi le*Citoyens quantité de Huiïites, qui perfécutoient les Catholiques; qu’il étoitsollicité par les Grecs de tenir un Concile pour la réunion des deux Egli-ses , ce qu’il prétendoit fe pouvoir mieux exécuter à Bologne qu’á Bail?-Eugene écrivit auffi à l’Empereur dans la même vue. Le Cardinal ne í" ehâta point d’exécuter les ordres du Pape, à qui il écrivit des Lettres trè*'fortes pour le détourner de son dessein. L’Empereur répondit aux raison*alléguées par le Pape, qu’il étoit important de différer la réunion avec le*Grecs, jufqu’à ce que les Latins fussent eux-mêmes unis dans la foi, &que leurs mœurs fussent réformées, parceque les Grecs feroienc difficuR ede s’unir avec une Eglise fi désunie elle - mème & si corrompue ; que fi I eConcile se séparoic, les Hussttes en triompheraient & infecteraient toutel’AIiemagne ; que plusieurs Princes & plusieurs villes avoient fait trê^ eavec eux, à que les autres suivraient leur exemple, fi on vcnoit à dissou-dre le Concile (c).
Premiere Le Cardinal julien, voyant que le nombre des Prélats augmentoit ton*Sejjhn. } es jours & qu’il arrivoit des Ambassadeurs des Rois & des Prince*»que d’ailieurs la tenue du Concile de Baíle étoit absolument nécessai repour pacifier l’Allemagne & la Bohême, prit la résolution dépasser ou*tre, le Pape ne lui ayant pas ordonné, mais feulement permis, de dissou-dre le Concile; il fixa donc la premiere Sjssion au 14 de Décembre,donna aussitôt avis à Sigismond , qui étoit alors à Milan. Ce Prince étotfpassé en Italie pour fe faire couronner, & il reçut la couronne de fer de*mains de l’Archevêque de Milan, au mois de Novembre. Ce Prince ré-pondit à tout le Concile & au Légat, louant beaucoup leur dessein, ^exhortant d’y persévérer avec courage, & de retrancher tous ceux qui vou-draient ou dissoudre ou différer le Concile, La Seffion fe tint donc au joU rmarqué. Après la célébration de la Messe, & les prières ordinaires daU*
(a) Le même, p. 317, 318. (c) L e ®ême, p. 331, 332.
(b) Le même, p. 323, 324.