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336 HISTOIRE GENERALE
Section des Seigneurs pour otages. Cette proposition ne fut pas goûtée d’abor^Hiíhirl às Catholiques ; enfin après bien des contestations, les Princes quiétoientd'itaiie de ■ présens engagerent leur parole pour la sûreté des Bohémiens, & on leurpuis fan promit un Saufconduit dans la meilleure & la plus ample forme (d).
Les Bohémiens envoyerent deux personnes à Bafle pour avoir une con-firmation autentique de ce dont on étoit convenu. Le Concile expédia leSaufconduit pour eux, le 20 de Juin dans la quatrième Seílìon. Ce Sauf*Stmfcon - conduit est dans la forme la plus ample. Le Concile engage folemnelle*duit qu’m ment la foi publique pour la fureté de tous ceux de quelque dignité ou con*kuraccer - dition qu’ils soient, qui seront envoyés de la part des Eglises de Bohême& de Moravie au sacré Synode œcuménique, au nombre d’environ deux*cens. On leur permet de célébrer le Service à leur maniéré dans leursmaisons, enforte pourtant qu’à cause de leur présence', le culte divin q? 1se pratique ailleurs ne soit interrompu nulle part, ni en chemin , ni 3Bafle. On statue, que si quelqu’un d’entre les Bohémiens commet quelqu?action qui pût annuller le privilège de la fureté, ils en feront d’abord j u®*tice eux - mêmes, comme de son côté le Concile fera justice de ce qui j?pourroit commettre par les Catholiques au préjudice de la dite sûreté,cela du consentement & au gré des Députés. Qu’il ne fera point perrru 3aux Catholiques, soit dans leurs prédications, soit dans leurs disputes 0?conférences de prêcher contre les quatre Articles des Bohémiens. Qu’ 11fera permis à ceux - ci de prouver de vive voix ces quatre Articles par l? 3témoignages de l’Ecriture & des saints Docteurs. Les quatre articles dortil s’agit étoient, que l’Eucharistie soit administrée sous les deux especes 5que la Parole de Dieu soit annoncée par tout librement^dans le Royaum ede Bohême & dans le Marquisat de Moravie ; qu’on ôte'aux Prêtres & nuXMoines les biens temporels qu’ils postedent ; que tous les péchés publics,qu’on appelle mortels, soient réprimés selon les loix par ceux qui en ont I 3charge (b). ^ ,
Quatrième , Dans 1 la même Session, où le Saufconduit fut expédié, on résolut que Ucjnqtiieme j e siégé venoit à vaquer, le Pape étant dangereusement malade, sélectif 11d’un Pape se feroit à Bafle & non ailleurs. On défendit au Pape de créctaucun nouveau Cardinal pendant la tenue du Concile. On ordonna d'att?'cher aux Actes & aux Lettres le sceau du Concile. Et à la priere deville d’Avignon, on y envoya Légat le Cardinal Alphonse de S. Eustach?»au lieu du Cardinal de Foix à qui le Pape avoit donné cette Légatio?*Dans la cinquième Session, tenue le 9 d’Août, on nomma des Procure? 1 ",dans les causes de la Foi, & d’autres Juges pour examiner les affaires q? 1dévoient être portées au Concile. On y défendit aussi d’appeller au??membre du Concile en jugement, soit à ìa Cour de Rome , soit aille? 1 " 3 'Le 23 du même mois, il y eut une Congrégation générale, pour en teI1 'dre quatre Légats que le Pape Eugène avoit envoyés à Bafle. Ils s’éte?'dirent fort fur les malheurs du Schisme, sur les avantages de la paix, & jl'autorité du Pape au dessus de celle du Concile. Ensuite ils dirent, q??maladie d’Eugene & d’autres affaires importantes ne lui permettant p aSquitter i’Italie, iloffroit tel endroit soumis à l’Etat Ecclésiastique qu’on
00 Le même, k>. 335, 336. (b) Le même, p. 336, 337 & i6ï.