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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D 1 I T A L I E Liv. XXIV. Ciï. I. ZZ 9

Gilles Charlier, Doyen de Cambrai, employa quatre jours à répondre Sïctton

second. Henri Kalteisen, Dominicain de Cologne, mit crois jours à Y 1 **'discuter le troisième. Jean de Polemar, Archidiacre de Barcelone, em*ploya auíîì trois jours fur le quatrième. Les Bohémiens ne furent nul* depuis fanliment persuadés par ces diseours, & on disputa pour & contre durant 143° M-cinquante jours, fans aucune apparence daccommodement (a). i u à VaTí

Le Duc de Bavière, Protecteur áu Concile, proposa alors une confé- 15I? 'îence amiable entre les deux partis. Cette voie neut pas plus de succès Députés ductue celle de la dispute, desorte que les Bohémiens voulant partir, le Con- Concile mcile prit la résolution denvoyer des Députés à Prague, il devoir se Bohême.tenir une assemblée le 7 de Juin. Ces Députés partirent le 14 dAvrilde Balle (b).

Laffaire des Huffites nempêcha point le Concile den traiter dautres. duGans la neuvieme session, tenue le 22 de Janvier, on résolut de prendre G^iìc.la défense de Sigismond & de tous les autres Princes, Protecteurs du Con-cile , contre les censures & les excommunications dEugene IV. La dixie-tne se tint le 19 de Fevrier, îa contumace dEugene y fut renouvellée, &pn donna commission à quelques Prélats dinstruire son procès. QuelquesJours après arrivèrent trois Légats du Pape, qui proposèrent de trans-férer le Concile à Bologne ou dans quelque ville dAllemagne, à quoi leGoncile ne voulut point entendre. Cependant lEmpereur obtint enfindEugeae la confirmation du Concile de Balle. On ne laissa pas de tenirE 27 dAvril la onzième scífion, lon confirma les décrets du Concilede Constance touchant la célébration des Conciles Généraux. On y statuapue le Pape étoit aussi obligé de venir au Concile, ou en personne ou parfes Légats, que tous les autres Membres, & que sil ne le fesoit pas dans -puatre mois, il seroit déposé du Pontificat ; que le Concile ne pouvoit-ctre dissous par le Pape, fans le consentement des deux tiers des Mem-bres , & que déformais les Papes seroient obligés de jurer cette ordonnance( 0 *, Après cette délibération, le Concile reçut des Lettres de Sigismond,datées de Viterbe le 9 de Mai, pour informer les Peres que le Pape avoitnomme des Légats pour présider en son nom au Concile ; & quen atten-aant qu ns pussent partir } jj en envoyoit dautres, que Sigismond exhor-toit le Concile de recevoir avec bonté. Mais le Concile ne voulut pas con-sentir a cet accommodement, ni recevoir les Légats , pareeque le Pape,ne reconnoissoit pas le Concile tenu juíques- à Balle, mais quil en indi-.quoit un nouveau dans cette même ville.

Tandis que le Concile maintenoit ses droits avec tant de vigueur , le Paix enMarquis de Ferrare ménagea la paix en Italie, entre le Duc de Milan, & ààles Vénitiens, les Florentins, les Siennois, ceux de Luques & les autresalliés. Le Traité sot conclu 3 Ferrare le 26 dAvril, & nétoit nullementavantageux au Duc de Milan (d).

Enfin le tems du couronnement de Sigismond arriva. Ce Prince sot reçu c»urmme-_en grande cérémonie à Rome, & le Pape le couronna le jour de la Pente-

U Le même. p. 5. (ri) Laugkr Hist. de Venise T. VI. ?.

W Le même, p. 7. 127,128.

Le même, T. I. p, 353.

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