Sectton
vin.
Histoiredé Italiedepuis l’onj430 jus-qifà l’aní Si 7-
Députés d iConcile àPrague.
Continua-tion duConcile.
340 HISTOIRE GENERALE,
côte, après qu’il eut fait le ferment accoutumé, de défendre & conserverla Foi Catholique & les droits «Sc privilèges de l’Eglife Romaine. II y dermeura quelques jours & créa nombre de Chevaliers. De Rome, il alla àFerrare & à Mantoue, passa par le Véronois ôc le Trentin , & se rendità Balle le onzième d’Octobre.
Cependant les Députés du Concile s’étoient rendus à Prague, & dan*une nombreuse Assemblée de tous les Etats de Bohême, le 7 de Juin, il*proposèrent de s’unir, avant que d’en venir à la discussion des quatre A&*ticles. Les Bohémiens le refusèrent absolument, mais convinrent d'en--voyer au Concile par des Députés les quatre articles avec quelques modisi-cations, & y ajoutèrent une Formule d’union à proposer, contenant ensubstance. Qu’i's étoient prêts à obéir à tous leurs légitimes supérieurs,dans toutes les choses ecclésiastiques, qui seront selonJa.Loi de Dieu.Mais que si le Concile, le Pape ou les Prélats leur commandent quelquechose que le Seigneur ait défendu, ou de rien omettre de ce qui est conte-nu dans le Canon de la Bible, ils ne leur obéiront point. Qu’après l’unioslfaite le Concile défende à tous les Princes & à tous les Prélats, de traiterìes Bohémiens d’hérétiques, ou de commettre des hostilités contre euX-(«). Le Concile renvoya les mêmes Députés en Bohême, avec des re-strictions aux Articles. Sur celui de la punition des péchés mortels, ) QConcile avoit retranché ces paroles par ceux qui y ont intérêt , & mis qu’ilsseront punis selon la Loi-de Dieu & les réglemens des saints Peres. SurParticle de la libre prédication de la parole de Dieu, l’intention du Concileétoit quelle fût prêchée librement, maïs non indifféremment par tout, bque les Prédicateurs • feraient • approuvés S envoyés par les Supérieurs , Otout cela sauf r autorité du Pape. Sur l’article du domaine séculier sur l eSbiens de l’Eglise, le Concile s’exprimoit ainsi ; que les Ecclésiastiques doi~vent ■ administrer fidèlement les biens de /’ Eglise-, dora ils font établis adini -nisirateurs , S qu ils ne peuvent être usurpés par d'autres fans facrilege-Restoit l’arcicle de la Communion fous les deux especes, fur lequel les Dé-putés au Concile ne s’étoient point expliqués. Mais les Bohémiens refu-sèrent de s'ouvrir fur ies trois autres, jusqu’à ce que celui - la fût régie-Les Députés déclarèrent alors, que le Concile pourroit accorder aux Bo-hémiens pour- un tàmsj de communier fous les-deux especes, pourvu queles Prêtres eussent foin de ne la donner qu’à des personnes en âge dediscrétion, & de les avertir avant que de la leur donner qu’il faut trois efermement que la chair de Jésus-Christ n est pas feulement fous l’efpece dfPain, b que son sang n est pas seulement fous î efpece du Pin, mais qu yest tout entier fous l une• & fous f autre efpece. Ces articles ainsi modifi e , sforent acceptés par les défenseurs des quatre articles, & ils envoyerent_ aBasse trois Députés pour en notifier i’accepcation. Le Concile ravi de joie»dressa le Traité connu dans J Histoire fous le titre de Compactas a , qui ° £fut exécuté que quelques années après (b).
Pendant ces négociations avec les Bohémiens , le Concile continuo 1toujours â se soutenir contre le Pape. La douzième session se tint le ^de Juillet. En faveur de Sigismond, on donna encore soixante jours de
(a) Lenfsat ubi fup. T. II. p. n, 12.
(&} Le même, p. 13, 14.