Ssctios
VIII.
Histoireil Italie de-puis l’an14IO jus-qu'à l’ani$.t 7 .
•Décret duConcile deBase contreles Véni-tiens.-
Le Roi Alfonse s’a-dresse auConcile.14 - 35 .
344 HISTOIRE GENERALE
de Bourgogne tenoit prisonnier. Le Pape informé de la more de la Reins»défendit aux Napolitains de reconnoitre d’ancre Roi que celui qu’il nom-merait , prétendant que le Royaume était dévolu au 8 . Siégé. Mais lesNapolitains envo'yerent offrir la couronne à René. Ce Prince ne pouvantaller lui-même à Naples, y envoya ses deux fils avec Isabelle son épouse»Elle y fut reçue avec toutes sortes d’honneurs, & prit en main le gouver-nement ; mais ce ne fut qu’au mois d’Octobre. Le Parti Arragonnois»qui étoit puissant, invita le Roi Alfonse 3 venir prendre possession duroyaume. Ce Prince étoit en Sicile, il partit d’abord & débarqua au portde Sessa. 11 . eut bientôt une nombreuse armée avec laquelle il assiégé 3Gaëce. Les habitans demanderent du secours aux Génois & au Duc deMilan. Les Génois équipperent une Flotte pour voler à leur délivrance.Alfonse alla à la rencontre de l’ennemi;les deux Flottes en vinrent au com-bat , à la hauteur de l’iíle de Ponz 3 . Celle d’Alfonse fut battue & ruinée;
11 fut lui-même pris prisonnier avec les Princes ses freres & remis entre le s
mains du Duc de Milan. L’Arragonnois gagna le Duc, qui le mit en li-berté & promit de s’unir avec lui contre les François ; après avoir délivretous ses prisonniers, il ordonna qii’on les passât fur les côtes de Naples*Les Génois se révoltèrent alors contre le Duc de Milan, & furent appuiespar les Florentins & par le Pape Eugene. Pour se venger du dernier, Phi-lippe tenta de l’enlever dans Florence, & chargea Pichinin de cette com-mission ; mais l’intrigue fut découverte, & on la fit échouer. Ce mauvaissuccès détermina le Duc à faire la paix avec le Pape < 5 t fes auxiliaires, afiade pouvoir se venger des Génois (a). f
Comme nous n’écrivons pas l’Hiítoire Ecclésiastique, nous ne suivronspas toutes les délibérations du Concile de Bifle, nous ne rapporterons q u . ece qui a du rapport avec l’Histoire d’Italie principalement & ce qui a traitau Pape, Le Patriarche d’Aquilée s’étant plaint au Concile que les Vé-nitiens lui avaient enlevé fes Etats du Frioul, le Concile, dans une Con-grégation générale du 22 de Décembre, donna un décret, qui condamnaitles Vénitiens à restituer au Patriarche d’Aquilée tout ce qu’ils avoient en-vahi fur lui dans le Frioul, fous peine d’excommunicatien & d’interdit,q ulferait encourue par le Doge, le Sénat, les Nobles & le Peuple. Le Con-cile envoya ce décret par un Ambassadeur à Venise. Le Doge réponditadroitement, que le Sénat ne feroit aucune difficulté de rendre le Frioul 3tIPatriarche d’Aquilée, dès que la tranquillité feroit rétablie en Italie. ^comme cela n’arriva pas sitôt, on éluda finement le décret du Concile Qr
Le Parti Arragonnois étant devenu redoutable dans le Royaume de Nj}‘pies, le Roi Alfonse en demanda investiture au Pape Eugene,- ce Pontn ela lui refusa, ne reconnaissant que René d’Anjou pour Roi légitime “fNaples. Alfonse en fut si irrité, qu’il s’adressa au Concile deBaste, *exhorta par fes Lettres les Peres d’envoyer, quelqu’un qui s emparât deme & de tout le patrimoine de l’Egiise, promettant de se joindre à loide le secourir, asm de rendre ce patrimoine au 8. Siégé,II réitéra ses L e "tres au Pape , pour l’engager à ne point s’opposer à la conquête “
Roy aU
(a) Giannone I. c. Rayndd ann. 1435.. n. (£) Iiist. de Venise «í» sup. p.
12 & seqq.