350 HISTOIRE GENERALE
Section ques égards les décrets de Bfile, pour les accommoder aux Coûtumes daVin- Royaume ; tous ceux qui tendoient à borner l’autorité du Pape furent reçuspurement & simplement. Le Roi ordonna que la Pragmatique feroit unepds r an Loi inviolablement observée dans son Royaume. Eugene IV. fit des efforts1430 jus- inutiles pour l’abolir Ça).
qu’à r an Les Princes d’Allemagne tinrent aussi une Oie te à Nuremberg ; ils y pro-
J 5I7 ‘ poserent aux Légats du Concile de Baíle de choisir un lieu tiers pour yLitîe de assembler un Concile Général, où ceux de Bafle & de Ferrare se trouve-Nu rem- roient avec les Grecs & le Pape. Les Légats répondirent qu’ils n'avoient
bourg. pas d’ordre là - dessus , & demanderont qu’on approuvât les décrets du
Concile contre Eugene IV. La réponse de l’Empereur & des Princes fut,qu’on approuvoit la neutralité conclue à Francfort; que pour accorder le sparties, on trouvoit bon de choisir un troisième lieu, que le Concile deBasic pourroit nommer de concert avec l’Empereur, & que la suspensiond’Eugene feroit levée. Les Rois de France, d’Angleterre , de Castille,d’Arragon, de Portugal & le Duc de Milan fe joignirent à cet avis. Maisles Peres de Bafle n’.ayant pas voulu donner les mains à ces expédiens, opindiqua une autre Diete à Francfort pour le premier de Mars de Tannée sui-vante , mais qui fut tenue à Maience à cause de la peste.
JDifptttu Letems marqué pour reprendre le Concile de Ferrare étant arrivé , sesentre les Orées furent fort surpris de ne voir venir personne de B file & très-pellte™Latins ^ es autres endroits, ce qui commença à les refroidir , quelques mouvs-■à Fmare. mens si UÊ * e Bape Eugene se donnât pour leur persuader, que là où étoicle Pape avec TEmpereur des Grecs & le Patriarche de Constantinople, 1 £Sautres Légats & les Cardinaux, là étoit véritablement le Concile de TEgliíeCatholique. On convint enfin de célébrer les sellions, & que Ton commesl-ceroit par ces deux questions ; 1. S’il étoit permis d’ajouter quelque choseau Symbole. 2. Si Taddition Filioqus étoit juste & pouvoit se soutenir*Comme le Pape étoit attaqué de Ja goûte, on s’assembla dans la grandeChapelle de son palais , & chaque parti nomma six tenans. On tint doncla premiere session avec les Grecs le 8 d’Octobre. Bessárion Evêque deNicée, un des Grecs, fit un long discours, que nous avons encore, dap*lequel il loua le Pape, TEmpereur & le Patriarche du zele avec lequel d 5vouloient contribuer à la paix, & les exhortant à persévérer courageuse-ment jusqu’à la fin. C’est-là tout ce qui se fit dans cette session. Dans teseconde, qui se tint trois jours après,TEvêque de Rhodes parla de la pat £des Latins, & fit aussi Téloge du Pape, de TEmpereur , du Patriarche <*de tout le Concile. On convint après cela de se servir de la Dialectique,& que les Grecs commenceroient la dispute. Les cinq sessions suivante*se tinrent aussi dans le mois d’Octobre, outre plusieurs congrégations, q jeTon employa à discuter Taddition FiHoque. La dispute continua dans le*sessions du mois de Novembre ; dans la quinzième du 8 de Décembre M^ ctTEphesc fit un long discours pour prouver qu’il n’étoit pas permis d’ajoutÇ 1une syllabe au Symbole. Le Cardinal Julien répondit, Marc répliqua, ‘f.Cardinal reprit & dit, que si Marc avoit dix argumens à lui proposer,en avoit dix mille pour lui répondre. Enfin on ne décida rien.
(a) Le même p. 203*203,