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Les Grecs commençoient à souhaiter la fui da Concile pour s’en retour-ner , parcequ’íìs voyoient qu’on ne pouvoir s’accorder. Le Pape proposafie transférer le Concile à Florence à cause de la peste. Les Grecs firentquelques difficultés, & consentirent à la fin, à condition que le Concile nedureroit que quatre mois, qu’on les défrayerait à Florence, & à leur re-ÎQ ur, di qu’on envoyeroit des secours à Constantinople (a ).
Le Cardinal Vitelleschi fit la guerre si heureusement dans le Royaume deNaples, qu’il aurait pu aisément y établir le Roi René; mais tout d’uncoup j] changea de conduite, on ne fait si ce fut par une terreur panique,ou par quelque intrigue secrete. Quoiqu’il en soit il fit une trêve avec Al-fcnse; mais en même tems par une noire perfidie il tâcha de l’enlever;âlfonfe lui échapa ; & le Cardinal quitta le Royaume (b). René d’An-l°u, ayant payé une grosse rançon au Duc de Bourgogne, y passa. Peivoant qu’fi étoit occupé à réduire l’Abruzze, le Roi d’Arragon mit le siégédevant Naples. Les Napolitains fe défendirent courageusement, ensorte^u'Alfonfe fut obligé de décamper, après avoir perdu Don Pierre son frere,W fut tué d’un coup de canon (e).
ì Après que le Duc de Milan eut détaché les Florentins de l’alliance des.Vénitiens, la guerre fe fit principalement entre lui & la Seigneurie. LeDuc de Mantoue se déclara ouvertement contre les Vénitiens, quand Pi-c ffinin Général de Philippe fut à portée de le joindre. L’armée Véni-j le nne fe retira fous les murs de Bresse ; Pichinin trouva moyen de l’enve•opper de toutes parts, en fe rendant maître de plusieurs places. Gatta-^îclata, Général des Vénitiens, voyant que son armée courrait risque dePérir, à moins qu’il ne s’ouvrit un passage dans le Véronois, tenta unev °ie qui paroissoit impraticable, traversa les montagnes du Trentin, mal-E r é tous les obstacles, & arriva dans la plaine de Verone. Pichinin affîe-8ca Bresse, après la retraite de Gatta-Melata, mais cette ville se défendit1 vigoureusement, que le Général Milanais fut obligé de lever le siégé,a près avoir donné inutilement deux assauts (d).
r £ anílatio n Concile fie Ferrare à Florence ayant été publiée dansnne teuton du IO d e j anv i er 1439, tous ceux qui le composaient se ren-dirent a florence. Dans lapremiere session, qu’on y tint le 2 6 de Fevrier,a 3 p C * Lveque ^Lphese, entreprit la défense de l’arricle fie la Processiondu St. Esprit par le Pere seul.. Dans la seconde & la troisième, les Latinsoutmrent 1 addition & du Fils. Mais comme la dispute s’échauffoit inuti*eiïlent > l’Empereur Grec, impatient de lavoir finir, pour obtenir du fé-murs contre les Turcs, proposa des moyens d’accommodement. II se joi-Sdît pour y réussir avec le Patriarche de Constantinople, gagna par pro-fesses & par menaces les Prélats affamés, & éloigna des Conférences ceuxétoient le plus attachés aux Dogmes Grecs. Enfin par ses foins, & àle ? er ^ ua ^ on ^ es Evêques de Russie & de Nicée & du Protosyncelle ,°§ rne fie la procession du St. Esprit du Fils fut admis. O11 convintìa 1 fiue IVne & l’autre Eglise suivrait son usage sur le pain levé , ou^ levain dans l’Eucharistie, <St qu’il falloit tenir le Purgatoire & la Pri*
SectiomVIII.Histoired’Italie til-de puis fan143 o jus-qu’à l’an
1517-
Le Concilede Ferraretransféré àFlorence.
J faire• deNaples^-
Contìnuis*^tion de laguerre entre-le Duc deMilan £ 5 -les Véni-tiens-
Prétendue
union disGrecs
des Latins .1439.
G) Le même. p. 226, 227.pD Platina ìn Bugen. IV.,ss) Giannme ubi sup. Ch. y,
(d) Laughr Hiíl. de VeniCe T. VI. p«