D’I T A L I E. Lïv. XXIV. C h. I. .3 61
Vorisa les Moines & leur accorda de grands privilèges. On l’a taxé d’être Sectioninconstant & d’aimer la guerre. . w-st 1 - 1 *
Le onzième jour après la mort d’Eugene, les Cardinaux, an nombre dedixbuit, entreront su Conclave , & ils élurent unanimement Thomas dc p uis y m ìSarzane, ainsi nommé d’un bourg dans le territoire de Luques, d’où il étoit 14307^/-°tiginaire. Eugene l’avoit fait Cardinal quelques mois auparavant, pour î«’«
Avoir heureusement travaillé à faire quitter la neutralité aux Allemands. 11 _voulut dit-on, «'excuser d’accepter le Pontificat, mais il fut obligé de se EitEHon derendre aux prieresdes Cardinaux, & prit le nom de Nicolas V, en rné- Nicolas v.hioire du Cardinal Nicolas Albergati, duquel il avoìc été domestique (a).
Peu de tems avant fa mort, Eugene s'étoit ligué avec le Duc de Milan Mort du& Alphonse Roi de Naples contre les Florentins & les Vénitiens, ainsi Duc dtsiue nous savons dit. Alphonse étoit à Tivoli pour entrer en Toscane, Mt,an 'lorsque Nicolas V. fut élu. Ce Pape lui envoya le Cardinal de Fermo.,yui l’engagea à reconnoitre Nicolas, & à restituer Tivoli & la Marcheh’Ancone au Siégé de Rome. Le Pape voulant prévenir la guerre envoyaUn Légat à Ferrare, où se trouvèrent les Ambassadeurs des Puissances in-téressées. La paix y fut conclue, mais fous des conditions qui pouvoientUe pas accommoder le Duc de Milan , qui mourut fur ces entrefaites , J
Au grand soulagement de toute l'Italie, où ce Prince avoit fomenté laguerre depuis près de quarante ans. Nous ajouterons tout de fuite, pourUe pas empietter fur l’Histoire particulière, que François Sfoxze son gen*àe lui succéda, quoiqu’il y eut divers prétendans à ce Duché. L’Empe-r etir Frédéric y prétendoic, comme à un fief de TEmpire, parceque Blan-che, épouse de Sforze, n’étoit que fille naturelle du Duc. Alphonse Roih’Arragon & de Naples alléguoit un Testament du Duc en fa faveur.
^harles Duc d’Orléans fesoit valoir les droits de fa femme Valentìne Vif-c °mi, fille de Jean Galéas, pere du dernier mort. Sforze l’emporta,devint Duc de Milan en 1450.
Nicolas V. envoya le Cardinal Carvajal Légat en Allemagne pour rôti- Nicolas V.fier son élection à l’Empereur. Frédéric assemba les Etats de l’Empire L reconnuAscluffemhourg en Franconie, où Nicolas fut reconnu, & l'Empereur lç enpublia par un Edit (b). Le Roi de France, qui fouha’toíc aussi qu’on re- France. * nconnut ce Pape, tint une assemblée à Lyon, où fc trouvèrent l’Archevê 144U.
de I reves, avec les Ambassadeurs des Electeurs de Cologne & de Saxe,siùi résidoient à la Cour de France, les Ambassadeurs d’Angleterre & deSicile, le Cardinal d’Arles & d’autres Envoyés de Félix V. On y résolut^u'on iroic trouver Félix à Geneve où ii étoit alors ; & de son consente-hient on dressa quelques articles que Nicolas devoir accorder, après quoi■^élix abdiqueroìt le Pontificat (c).
. Dans ces entrefaites Nicolas V. reçut des Ambassadeurs de Pologne, pour b; même® ^connoitre, mais en même tems pour lui demander la permission de le 9 u ’ enI er dix mille florins fur les biens ecclésiastiques pour fournir aux fraix de £ne 'a guerre contre les Tartares. On lui demandoic encore une dixme géné-collation de-, Benéfices qui vaqueroient dans toute la Pologne,ec le denier de Saint Pierre II accorda le premier article, refusa le second &
sí$ de Fleuri 1 . c. p, (c) Le même, 20 9, 210.
K J, L 'nfant p- 205, 20$.
lomé XVIII . iz