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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D’ I T A L I E Lïv. XXIV. Ch. I. 385

ûe l’Assemblée de Mantoue. On accorda des indulgences à ceux qui pren-àoiem les armes, ou qui contribueroient aux fraix de la guerre. Le Car-dinal de Pavie, qui étoìt en Hongrie pour appaiscr les troubles, parle d’unecinquième Légation fans indiquer l’endroit. II témoigne dans les Lc-ttres® fes amis, qu il appréhende fore que toutes ces Légations ne soient inutì-* es j & se plaint aussi de la création de deux jeunes Cardinaux, qui n’avoientP^s trente ans (a). L’un fut depuis Pape, fous le nom de Jules il, & étoitnk du frere du Pape; Pierre Riario, aussi son neveu, étoic l’autre, quiMourut deux ans après de fes débauches âgé de vingt-huit ans. Le Papectoit si généreux, qu’il ne pouvoit rien refuser à personne, deforte qu’il^cordoìt souvent les mêmes grâces à plusieurs personnes, ce qui donnoitneu à des disputes. Pour parer à cet inconvénient il chargea Jean de Mont-erai , homme exact & fort versé dans les affaires, de signer toutes les requê-tes, pour empêcher qu’on ne sollicitât ce qui avoit été accordé à d’aucres (b).

Les Légats nommés par Sixte partirent de Rome au commencement de■année 1472. Le Cardinal d’Aquilée passa en Allemigne «St fe rendit enBologne. Casimir le reçu avec beaucoup de distinction, mais il ne putteuffir à faire la paix à cause des difficultés que Mathias y apportoit. Celui-^vouloit avant toutes choses faire la paix avec FEmpereur, «St fe fhtoit«y réusiir dans peu de jours. Le Cardinal Bessarion ne fut pas plus heu*teux en Prance; le Roi, choqué de ce qu’il avoit vu le Duc de Bourgogne5v ant lui, lui fit attendre son audience plus de deux mois; & ensuite leteçut avec beaucoup de froideur, «St le congédia d’abord. Cec affrontV 0T) na tant de chagrin à Bessarion, qu’en s’en retournant il tomba maladea Turin, d’où delcendant le Po jufqu’à Ravenne, il y mourut dans la foi-■Sante-dixfepdeme année de son âge (c),

Peu après son.départ, Louis XI. pour faire voir qu’il n’avoit rien dePersonnel contre le Pape, lui envoya des Ambassadeurs, chargés de de-mander que l’on convoquât un Concile à Lyon, où tous les Princes Chrehens s’affcmbleroient pour prendre des mesures pour le bien de la religion ;^Ue F Archevêque de Lyon fût créé Cardinal, qu’on n’ad%nît point d’fîvêqueen France qui ne fût agréable au Roi ; que les taxes des bénéfices vacansfussent réduites selon le décret du Concile de Constance; que les procès nefussent point évoqués à Rome en premiere instance, «St que le Clergé ne fûtPoint obligé de payer les décimes pour la guerre contre les Turcs. Le PapeP accorda aucune de ces demandes, maïs quatre ans après il donna le cha-P e au de Cardinal à P Archevêque de LyonLe Cardinal Borgia Légat en Espagne, se rendit à Valence sa patrie,Q °nt il étoit Evêque. Delà il alla à Madrid, où il íìt au Clergé un discoursquele Cardinal de Pavie lui avoit composé , mais il ne put appaifer les trou-^, es de Castille, pareeque les Prélats étoieuc trop portés pour FerdinandArragon, contre lequel le Roi Henri étoit fort irrité, pour avoir épouséa soeur Isabelle malgré lui. Le Légat se rendit odieux à tout le monde par°nluxe, son ambition & son avarice, «St revint à Rome sans rien fairee Ce qui concernoíc fa Légation (d).

E P- J07 ' 408. 414, 415. (c) Papiers. Ep. 437 , 455 -

' Lontin, de Fleuri T. XXii], p. 333. Le même, Ep. 534.

Sectiou

Vllt.

Histoired’Italie de-puis Van

1430 A’/*

qiá l’an1517

Peu de suc-cès de deuxLégats.

1472 .

Ambassadede LouisXI. au Pa-pe.

Le Cardi-nal Bot ginLégat enEspagne.