D’I T A L I E. L iv. XXIV. Cil. I. 425
d’effacer la mémoire da Concile de Pise par la clémence que par la ri- SectionL ueur («). . .
Quoique par cette condescendance il eût dessein de faire plaisir au RoiFrance, il ne laissoit pas de travailler à détacher les Vénitiens de son depuis l’analliance, & à les engager à faire la paix avec l’Empereur. Après la défaite 1430 jus -de leur armée, le 9 d’Octobre, ils consentirent à remettre la décision de t’an
jeurs différends avec l’Empereur a u. Pape. Ils envoyerent des Ambafliideurs I5I7 ‘ _
u Rome, où se rendit aussi de la part de Maximilien l’Evêque de Garck, jss e „ 0 C i a .u qui Léon donna le chapeau. La négociation dura trois mois, mais fans tmti'.fmc-jjîccès; il ne fut pas possible de concilier les intérêts, & le Pape se déíìíta tueuse.ue l’arbitrage dont-il s’étoit chargé (Z>).
.Cependant les Anglois étoient entrés en Picardie & les Suisses avoient Reconciik^'à une irruption en Bourgogne. Bien que les uns & les autres se fussent t \ on1 !*'ret ires, le Roi jugea quil etoit de son mterec de se réconcilier avec lePa* avec i e p a .P e - 11 envoya des Députés à Rome, qui dans la huitième session du Con- ps.elle de Latran, tenue le 17 de Décembre , adhérèrent en son nom à ceConcile, renoncèrent à l'Affemblée de Pise, & promirent que six Evêquesj^ançois viendroient à Rome faire la même déclaration au nom de l’EgliseGallicane (c).
Quand Louis XII. fut réconcilié avec le Pape , Léon ne souhaita plus Le p a peR>n abaissement. Quoiqu’il fût toujours dans la résolution d’empêcher le tâche d'ac-^ptour des François à Milan, il craignoit que le Roi, pressé par les Anglois c °minoderceparles Allemands, ne traitât avec l’Empereur & le Roi Catholique <Se qu’ilne les secondât à conquérir le Milanés pour l’Archiduc Charles; ce qui ex- 1514.* 'Posoit plus la liberté de l’Italie, que s’i'l étoit lui-même maître de Milan.
H sollicita donc les Suisses de s’accommoder avec le Roi, mais ils refuse-nt les offres que Louis leur fit. Le Pape s’empresiâ alors à ménager laPaix entre l’Empereur & les Vénitiens, pour lui ôter tout prétexte d’en-trer en Itahe. II proposa une trêve, que les Vénitiens rejetteront commepréjudiciable à leurs intérêts.
Géon ayant appris en ce tems-là qu’on négocioit la paix entre la France Paix entre, | Ang'Çterre, il offrit son entremise, que les deux Princes accepterent, ^ France& le Traité fut conclu le 7 d Août. Bien que le Pape eût exhorté Henri ^ ^ Angle."VIII. a lu paix, ehe so fit néanmoins contre son intention , mais le Roi ít7Tíí *d’Angleterre, ayant fait de grands préparatifs pour la campagne, fut pi-qué de ce que le Roi Catholique avoit prorogé la trêve avec Louis, & dec e que l’Empereur n’agiffoit pas de bonne foi, de for te qu’il résolut de n’ê-îte plus leur jouet, & de rompre leurs mesures en fesant une alliance dé-fensive avec le Roi de France (d).
. Peu après la conclusion de ce Traité, le Pape envoya en France un pro- p ro jets duJet de T raité provisionnel entre le Roi & lui. Son but étoit de chasser les Pape.Espagnols d’Italie, & de mettre la couronne de Naples fur la tête de son^ r e Julien. Mais Louis XII. ayant tardé à répondre , Léon conclut unealliance défensive avec l’Empereur & le Roi Catholique pour un an. Danse même tems il acheta de l'Empereur pour quarante mille ducats la villee Modene, dans le dessein d’unir cette place à Reggio , Parme & PJai-
G) Le même. (c) Le même. V7 ,
vO Le même. (y) Bekar, L. XIV. Cukhard. h. Ail.