IT r T A L I E. LIV. XXIV. C n. I, 43 r
ne laissa pas de devenir sérieuse. Eckius, Professeur en Théologie à In- Sectiohgoìstad écrivit contre Luther de même que Sylvestre Prierio, Dominicain, ^ x ;
Maître du sacré Palais à Rome, ce dernier traita Luther avec mépris «Scprétendit la tourner en ridicule ; Luther le lui rendit avec uíùre dans la ( i cpu i sréponse qu’il lui fie. lien fit autant à Hoehstrac autre Dominicain, qui 1517 /«stexhorta Léon à le convaincre par le fer «Sc le feu (a). Luther sachant que ì u 'à
ses ennemis le décrioienc, écrivit au Pape une Lettre très-soumise pour I j> < ^_
se justifier, protestant de son obéissance au S. Siégé, & déclarant qu’il icriventN'avoit proposé ses thçses, que comme des questions fur lesquelles on pou- contre lui,Voit disputer par voie d’exereice Académique (b). Sa Lettre
Le Pape ne fit pas grande attention aces mouvemens dans un coin reculé auPa P~fie l’Allemagne, étant bien plus allarmé des progrès de Selim, Empereur 15 'fies Turcs, qui venoit de conquérir l’Egypte «Sc de détruire l’empire d & Le PapetdP-Mammelus. Comme c’étoit un Prince fort ambitieux, & qu’il ne lui restoit ^ c / e u {° r ' li ,plus d’ennemi en Asie, Léon appréhendoit qu’il ne portât ses armes en “Je gênera-Italie. II ordonna des prières publiques «Sc des processions à Rome, où il u contre Us-Eista nuds pieds. II fit dresser le plan d’une expédition contre les Turcs » Turcs.
6c après avoir fondé les dispositions des Princes, il publia dans le Consi-stoire une trêve pour cinq ans entre toutes les Puissances de la Chrétienté,
6c soumit aux plus rigoureuses censures les infracteurs de cette suspen-sion. Mais comme Selim demeura dans l’inaction , on ne craignit plus,
6c les Princes se dispenseront sous divers prétextes d’agir.
L’Empereur tint néanmoins, au mois d’Août, une Diete à Augsbourg . Dìettoù se trouvèrent les Electeurs «St divers autres Princes d’Allemagne, pour d'Augs-délibérer de la guerre contre les Turcs. Le Pape y envoya le Cardinal bour s-Cajetan en qualité de Légat, qui donna au nom de Léon le chapeau deCardinal à j’Archevêque de Maience frere de l’Electeur de Brandebourg.
Cela déplut aux Princes Allemands, qui furent piqués de voir un de leursConfrères faire un serment particulier de fidélité au S. Siégé. On renouvellales plaintes contre les usurpations des Papes; mais comme on ne fut pasd’accord, il ne se fit rien (r). ,
Au commencement de la Dicte, l’Empereur écrivit au Pape, pour le Léon «Vprier d arrêter le cours des disputes excitées par Luther. Léon avoit déja Luther àpris des mesures; fur les plaintes qu’on lui avoit faites , il avoit cité Lu- ^ oms -ther à comparoitre dans soixante jours à Rome & avoit en même temsécrit un Bref au Duc de Saxe, pour exhorter ce Prince à remettre le pré-venu entre les mains du Cardinal Cajetan (J). Mais l’Electeur de Saxe &l’Université de Wittemberg écrivirent si fortement au Pape en fa faveur ,qu’il consentit que l’affaire fût jugée en Allemagne. Luther se rendit àÂugsbourg vers le milieu d’Octobre, & s’étant muni d’un saufconduit del’Empereur , il eut plusieurs Conférences avec Cajetan. Le Cardinal lepreffa de se rétracter, «St fans vouloir disputer insista fur l’autorité de lahuile de Clément VL Luther refusa de rétracter ce qu’il avoit écrit «St en*seigné, à moins qu’on ne le convainquit d’erreur ; mais il dit que comme
(c) Fugger L, VI. C. iy. p • - 359 -Struvms period, X. p. 971.
(d) Skidan & Fr a r Faolo ubi fup. -
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00 Le même.
r <h) Ukmburg Vit, Luthèri C. 2.