D" í T A L I E. Liv. XXIV. Cìî. I. <5*
Le Duc de Mantoue ayant fait quantité de difficultés pour admettre le SecttohC oncile à Mantoue, le Pape publia une bulle pour en suspendre la célébra-^ oî - retion jusqu’su premier de Novembre, & alors il en donna une autre pour le d'Italieconvoquer à Vicenze, & l’intima pour le premier de Mai de Tannée 1538. depuisLorsque Paul III. avoit convoqué le Concile à Mantoue, le Roi d’Angle 1 5 1 7 i u J•terre publia un Manifeste, par lequel il déclaroîc qu’il ne vouîoit pas d’un ® anConcile convoqué par le Pape & qu’cn devoir TaiTern'bler comme autrefois . 3 '
par l’autorité des Rois. Ce Monarque publia un fécond Manifeste de la Nouvellemême teneur, quand le Pape indiqua le Concile à Vicenze (a). huí ^ l ,mr
Au commencement de 1537 f Empereur avoit envoyé Matthias Heît son le oncìle -Vice-Chancelier pour exhorter les Protestans à accepter le Concile convo-Sué à Mantoue. Ils répondirent en substance à Bell, qu’ils ne pouvoiem u s ns j° r i ele trouver à un Concile en Italie, où ie Pape, qui étoit leur ennemi, seroit Cornue.leur Juge, lesayant même déja condamnés d’avance,en qualifiant leur doc-trine d’hérésie dans la bulle de convocation. Ils demandoient on Concilelibre en Allemagne, puisqu’ils accufoienc le Pape d’avoir corrompu la doc-trine de T Eglise, òc introduit un culte contraire aux loix de Dieu (-).
Ile!t mécontent de cette réponse partit de Snalcalde, & assembla les LiguePrinces Catholiques à Nuremberg, Ck conclut avec eux, au nom de TEm- Jaime.pereur,une ligue pour onze ans, dont Tobjet étoit la défense de ce qu’ils appel-loient Tancienne religion ; ils donnèrent à cette Ligue le titre de Sainte (c).
Les Princes Protestans de leur côté s’asseroblerent à Brunswick, vers la fin<le Mars 1538, & admirent dans leur ligue Chrestierne III. Roi de Da-nemarc, qui avoit introduit la réformation dans son royaume, ik été cou-ronné par Bugenhagen, Ministre Luthérien, que Lut her lui avoit envoyé (d).
Au slíoit de Fevríer de Tannée 1538, il se conclut une triple alliance à Ligue cev,.Rome contre les Turcs, entre le Pape, TEmpereur & les Vénitiens. Oncomp toi t tellement fur le succès qu’011 régla le partage des conquêtes. On I53 " g>convint par le Traité des articles suivans. Que les Confédérés feroient laguerre aux Turcs avec deux-cens Galères , donc le Pape en fourniroicîrente-hx , cène navires armés, cinquante mille hommes d’infanterie & qua-îre iml.e cinq-cens hommes d’armes. Que le Pape payeroit un fixiemeà ^ouke la dépense ,_ TEmpereur ìa moitié , & la République un tiers.
> V* rJ M <^ ia aurùl ^l e commandement en chef de la Flotte alliée. Elles assembla a Corfou, ot étoit fort nombreuse ; mais au lieu de faire desconquêtes fur les Turcs, Doria évita deux fois se combat, bien qu’il fûtsupérieur à Tennemi. Cette conduite inspira à Barherousse la hardiesse depoursuivre les Confédérés, auxquels il prit divers vaisseaux (e).
( Après la conclusion de la triple alliance, & avant que la Flotte des Con- Entrevuefédérés fût assemblée, le Pape sollicita forcement TEmpereur ik le Roi de entrtLrance de faire la paix ou au moins une trêve, & les engagea enfin à avoir^ne entrevue à Nice en fa présence. Paul y arriva le 9 de Mai ; TEmpe- F,‘ an ce Sreur étoit à Villefranche, & François I. fur les bords du Var. Le Pape u P<‘P S *ile put jamais engager ces deux Princes à se voir, mais il obtint d’eux une â*'
C«) Le même J LVI, LVIII, (d) Le même,
W Sleiden L. XI. f e ) Hist, Ue Venise T. IX. ?. 512 - 539 -
fr) Le même L. XII.
T me XFIII.
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