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HISTOIRE GENERALE
Section!X.Histoired’Italie depuis l’an
151 ! jus-qu'à l’an
15S3.
Bien que le Pape eût donné il y avoit deux ans à ses Légats le pouvoirde transférer le Concile, il y a de l’apparence qu’iis n’en userent que parun nouvel ordre qu’il leur donna ; car il étoit fort mécontent de ce qu-l Empereur avoit accordé la liberté de conscience aux Protestans qui s’é-toii_nt soumis, & ìl commençoit à redouter fa puiílànce. L'Empereur l’a*voit encore indisposé en refusant de confirmer à son fils l’investiture de
__ Parme & de Plaisance ; d’ailleurs les Prélats Impériaux avoient avancé
Raisons qui d w5 le Concile certaines choses qui dérogeoient à l’autorité du Siégéportent le Apostolique (<?).
Pape à le Bientôt la jalousie que lui inspiroit la puissance de l’Empereur augmenta.transférer % ç e Prince défit entierement les Protestans proche de Muhlberg , fit l’E*D'Titc <ies de Saxe prisonnier & le dépouilla de son Electoral Le Landgrave
Protestans. ^ ut obigé de se rendre, & outre les immenses sommes que l’Empereur tirades vilits Professantes, il en eut cinq - cens pieces de canon , qu’il envoyaà Naples, à Milan, en Espagne & dans les Pays - Ras (b). Le Pape mar-qua en apparence beaucoup de joie de cette victoire, & envoya commeLégat le Cardinal Sfondrate pour féliciter Charles.
Imtlmdu Cependant on avoit tenu à Bologne, le 21 d'Avril, la neuvieme sessionConcile, à Concile, on n’y sic autre chose que de la proroger au 2 de Juin, & danscelle qui se tint ce jour là, en la prorogea de nouveau jusqu’au 15 de Sep-tembre, cn se réservant le pouvoir d’abreger ou d’ailonger ce terme (c).SéUtim à Dans ces entrefaites le Pape publia une Bulle pour l’établissement de fin*Naples. quifition à Napks, ce qui y excita une si violente sédition,que l’Empereurappréhendant une révolte générale, consentit que l’Edit de rétablissementdu Saint Office fût aboli (d).
Pendant ces troubles de Naples, le Pape apprit que Pierre-Louis Ducde Plaisance, son fils naturel, qui s’étoit rendu odieux par ses infâmes vi-ces, avoit été tué dans son propre Palais, & que Ferdinand de GonzrgucGouverneur de Milan, s’étoit emparé de cette ville ; ce qui fit soupçonnesque rien ne s’étoit fait fans la participation de l’Empereur (<■).
Vers le même tems, il reçut des Lettres des Prélats de la Diete d’Augs*f r _ ie re ' bourg, pour lui demander le retour du Concile à Trente. Quelques scÌTíe à'fr’n- ma ' ne£ uprès l’Empereur envoya le Cardinal Madruce au Pape, pour fi n *u. " former que tous les Princes ík les Etats d’Allemagne étoient convenus dese soumettre au Concile de Trente , & pour le presser d’y rétablir cett eassemblée (/). Le Pape répondit en termes généraux, & dit qu’il voulo^aupiravant avoir l’avis des Peres de Bologne. Ceux-ci déclarèrent, qu’il®ne pouvoient fans blesser la dignité du Concile retourner à Trente. P^‘lui-méme n’avoit nullement dessein de faire plaisir à l’Empereur; car quct-ques mois auparavant, il avoit envoyé un Légat à Henri II. qui avoit so c 'cédé à son pere François I. fous prétexte de le féliciter de son avénemc^à la couronne mais réellement pour traiter avec lui d’une Ligue. Dep ulîîa mort de son fils, il le sollicitoit plus fortement encore. Henri envoy*à Rome le Cardinal de Guise pour rendre obéissance au Pape. Ce Cardin
Assassinatdu Duc deParme.
Instancespour .
(a) Ontiphr. In Paulo III.
(]>) Sleidm L. XIX.
(tj Fra* Patio JL. III. § II, VI.
(d) Le même, § V.
(e) Sleidan ubi sup.
{fi Fm-Paolo 1. c. § Xli,