DT T A L I E. Liv. XXIV. Cií. I. 4 <Si
aflura ce Pontife que le Roi ne íèroit inférieur à aucun de ses prédécesseurs Sectiondans le zele qu'iî marqueroit pour le maintien de la dignité du Saint Siégé (s), ix*
Au commencement de Janvier 1548, le Pape répondit aux Prélats d’AI-lemagne, qu’il blâma d’avoir dit, qu’ils prendroient d’autres mesures, fi %pú s e y anle Concile ne retournoit à Trente ; il disoit que quant â lui il lui importoie j u f.Peu que le Concile fût célébré à Bologne ou ailleurs, mais que cette ville qu'à Vanétoit la plus convenable que l'on pût choisir (è). L’Eropereur voyant que le 1 503.Pape résistoic à toutes ses sollicitations, envoya deux Députés à Bologne, £T^~7qui protestèrent en son nom le ij Janvier contre la translation du Concile, rtnrpraestssous un prétexte leger & controuvé. Diegue Mendoze, son Ambassadeur contre i aà. Rome, lut une protestation à peu près pareille au Pape & aux Cardi- tranUatimnaux dans le Consistoire, en présence des Ambassadeurs étrangers (c). Le Co ” aíí *Pape répondit à Mendoze le premier de Fevrier, & dans fa réponse il 154 'taxa l’Ambassadeur d’avoir passé les ordres de l'Empereur, qui ne l’avoitpas chargé de protester contre le Pape même & le Sacré College, maiscontre le Concile de Bologne , que lui par conséquent, comme TuniqueJuge légitime de la cause de la translation, avoit député les CardinauxParisi, deBurgos, Pool & Crescendo pour l'examiner, donnant un moisde terme aux Peres de Bologne, comme à ceux de Trente pour produireleurs raisons (d). Mendoze fit encore une nouvelle protestation , où ildit, qu’il avoit ordre exprès de l’Empereur de protester de la maniérédont il avoit fait. Le Pape écrivit un Bref en forme de citation aux Pré-lats qui étoient restés à Trente, & aux Peres de Bologne. Les premierss’excuferent de comparoitre , mais les autres envoyerent des Députés àRome. L’affaire en demeura là, parceque les Cardinaux Commissaires nesavoient comment la terminer, sans s’exposer à un Schisme. Ainsi durantle reste du Pontificat de Paul, il n’en fut plus question, les Prélats quiétoient à Bologne se dispersèrent, à l’exception d’un petit nombre de pen-sionnaires de la Cour de Rome (e).
Pendant que tout ceci se passoit, le Pape depuis la mort du Duc de InstancesParme son fils ne cessoit de solliciter l’Empereur de restituer Plaisance & du Pape 'toutes les autres Places occupées dans le Parmesan. Mais Charles , qui ft $ lT l ? re ‘propoioit de réunir cette place au Duché de Milan, gagnoìt du tems pardifferentes réponses & propositions dans l’espérance que le différend se ter-mineroic par la mort de Paul, qui étoit déja octogénaire. Le Pape mena-ça, & 1 Empereur répondit durement, ce qui détermina le premier de tâ-cher de former une ligue contre Charles. Mais il rencontra bien des dif-ficultés, les Vénitiens refusèrent d’y entrer & le Roi de France lui proposad’ôter cet Etat à Octave Farnese , qui avoit épousé la fille naturelle deEmpereur, & de le conférer à Horace frere d’Octave. II vouloit ,qu’auffi-tôt que ce dernier en seroit investi, la ville de Parme fût livrée auxFrançois (/).
, L’Empereur voyant bien que l’affaire du Concile traineroit en longueur, L'Empe-résolut de pacifier'lui-même les différends de Religion en Allemagne, &
00 Le même, § XIII. (d) Le même, L. XX. De JhouL. V.
(t') Belcar, L. XXV. Scct. 4. Spondan , Palkvic. L X. Ch. 13.ann * , (e) Spondan ad ann.
\ c ) Sleidan L. XÌX, XX. Òq iiist. de Venise T. X. p. 71, 72 »
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