464 HISTOIRE GENERALE
Sectiou Diete à Aagsbourg. Ce Prince en ayant délibéré avec ses Ministres, sou-IX - haîta que le Pape adoucit quelques expressions, mais Jules refusa d’y rieniïltaïr changer. Le 27 de Décembre il fit expédier un Bref, par lequel, il ordon-depuis'l’an noit de lire, publier & afficher la Bulle aux portes de Sainc-Pierre & ds1517 M- Saint-Jean de Latran, & d’en envoyer des copies imprimées aux Arche-qu’à Van vêques, pour en donner connoissance aux Evêques & aux autres Prélats15631 Ce qui porta l’Empereur à souhaiter que les termes de la Bulle fussentMécorttn- plus ménagés, c’est qu’il appréhendoit qu’elle ne servit qu’à aigrir les Pt°'te meta testans; quelques-uns avoient consenti à la continuation du Concile,_ sâNSqu'eiie eau - restriction ; mais d’autres n’y avoient consenti qu’aux conditions suiva sl *■I e ’ tes. Que ce qui avoir été décidé à Trente, seroit examiné de nouveau»
155 ' Que les Théologiens de la Confession d’Àugsbourg y seroient non seule*ment entendus, mais y auroient aussi droit 4 de suffrage; Que le Pape n eprésideroit pas au Concile,mais y seroit soumis comme les autres (b). L eSappréhensions de l’Empereur furent justes, car ayant fait lire la Bulle dan®la Diete le 5 de Janvier 1551, les Protestans témoignèrent un grand mé-contentement , & retracterent la promesse de se soumettre au Concile, 1®*Catholiques celle d’y assister. L’Empereur appaiíà un peu les esprits , &s’engagea à faire traiter les affaires de façon que l'Allemagne n’eût aucunsujet de se plaindre. II congédia la Diete le 13 de Fevrier (c), &après envoya trois Ambassadeurs à Trente, mais ils ne s’y trouvèrent poin cle premier de Mai, quand le Légat du Pape tint la onzième Session, dan slaquelle on publia le Décret pour reprendre <5f continuer le Concile, & st nassigna la Session suivante au premier de Septembre, parcequ’il n’y avo lCque trèí-peu de Prélats arrivés, <3e à cause de quelques troubles qui mena*çoient d’interrompre la tranquillité de l’italie.
Nouvelle Octave Farnefe y donna lieu. Soupçonnant que Ferdinand de Gonzagus*guerre en Gouverneur de Milan avoit dessein de se rendre maître de Parme, qu'nVEmpereur n'àoit pas en état de défendre par ses propres forces, surtout n’étant poipîL> le Roi payé de la pension de deux mille écus qui lui avoit été assignée, il fe n#de France, fous la protection du Roi de France, & reçut garnison Françoise dansville. Le Pape, à qui il s’étoit adressé auparavant, lui avoit répondu»qu’il pouvoit faire ce qu’il jugeroit de mieux pour ses intérêts , le P *? 3dis-je n’avoit pas cru qu’il auroic recours aux François, desorte qu’il cft*Octave de comparoitre à Rome, dans le terme de trente jours, afin q uel’Empereur ne conçut pas de soupçons contre lui. Farnefe n’eut auçu 0égard à la citation ; Jules eut recours à Gonzague, & les Impériaux joín tSaux troupes du Pape assiégèrent Parme & la Mirandole. Le 'Roi de Francschargea son Ambassadeur à Rome de faire des remontrances au Pape, **de lui déclarer que s’il ne cessoit les hostilités, il déíendroit aux Evêq u ^ sde ses Etats d’aller 3 Trente. Mais Jules, assuré du secours de l’Eflip* 2 'reur, prétendit que le Roi retirât ses troupes d’ítalie, & menaçade l’excommunier. Cependant les François aiant reçu des secours fir e .des courses dans Je Bolonois, & attaquèrent le Milanés du côté du P 1 ^mont. Les hostilités entre l’Empereur & la France commencerent 211 1eu Lorraine «Sc en Flandres (d).
(d) Fra-Paolo. L. III. § XXXIV.
(í ;j Skidan L. XXII.
(e) Le même.(aj Le même.