470 HISTOIRE GENERALE
Sténos on lui demanda comment il voûtait être servi, magnifiquement , dit*il, bIX- comme il convient à un grand Prince. D’ailleurs il abolit plusieurs abus de laHistoire c our Romaine, & de la ville de Rome, & fit quantité de réformes dansdepuis*l’an^ Haterie, la Péniteneerie & dans les Offices de la Rote ( a ). II accorda1517 î u s- aux Romains diverses grâces, ce qui les porta à lui ériger une statue dequ’à l'an marbre, & à lui donner pour gardes cent personnes de la NobL-sse Ro*156 • mai,ne, qu’il créa Chevaliers de la Foi (b).
lí~reçoiï~' Les Ambassadeurs d’Angleterre, dépêchés vers Jules III. arrivèrent àVAmbaffa- Rome le 5 de Juin (c). Et comme Philippe & Marie firent demander aude d'ebé- pape d’érigçr l’Irlande en Royaume, Paul IV. profita de leur foiblesse pourdkm« s’attribuer le droit de le faire, & cette érection fe fit dans un ConsistoiredAngieter- tenu j e ^ Juin (d). Cinq jours après, c’est-à-dire le 12 du même mois(<?), il donna audience dans un Consistoire public aux Ambassadeurs j pro-sternés à ses pieds, ils confessèrent humblement leurs fautes une par une, &lui demandèrent pardon au nom du Royaume. Le Pape leur donna l’abfolu*tion, les fit lever ík les embrassa, & leur dit, que pour témoigner son af-fection paternelle au Roi & à la Reine, 11 érigeoit l’Irlande en Royaume(/). Dans les entretiens particuliers qu’il eut ensuite avec les Ambassa-deurs, il insista fortement fur la restitution des Biens Ecclésiastiques, saisi*fous le régné de Henri VIII. II leur dit encore, qu’il entenaoit. qu’oflcommençât à payer le Denier de Saint .Pierre, & qu’il envoyeroit un Collec-teur pour le recevoir (g).
'Résolutions Pendant que tout ceci fe passoit, la Diete assemblée à Augsbourg contí*de’ia Diete nuoit toujours. Après de grandes contestations, on s’y accorda, &d Aigs- Recès de la Diete, publié le 25 de Septembre, portoit, que vu les diita
auig ‘ cultes qui mettent obstacle à la tenue d’un Concile Général ou National »
& en attendant qu’on pût trouver jour à rétablir la concordeFunani*mité par toute l’Allemagne, l’Empereur, le Roi Ferdinand, les Princes <*les Etats Catholiques ne pourroient forcer les Princes L les Etats de la Con-fession d’Augsbourg d’abandonner leur religion, ni en empêcher le libroexercice chez eux, & ne feroìent rien au préjudice & au déshonneur decette Religion. Et que ceux de la Confession d’Augsbourg en uferoient de-là même maniera â l’égard de l’Empereur, du Roi Ferdinand, des Prince*& des Etats Catholiques ; chacun restant maître d’établir chez foi la Rel 1 'gion qu’il voudroit, & d’interdire toute autre (h). La nouvelle de &■Recès irrita extrêmement le Pape contre le Roi Ferdinand qui avoit prêtadé à la Diete, & il menaça qu’en son tems il feroit repentir l’Empereurce Roi de l’injure qu’ils fefoient au Siégé Apostolique, s’ils ne revoquoie 11tout ce qu’ils a voient accordé ; faute dequoi il ne mmqueroit pas de lancer^excommunication non feulement contre les Luthériens, mais auíîì contreces Princes, comme en étant les fauteurs; au lieu que s’ils voûtaient r e 'tracter ce qu’ils avoient promis, il offroit de les seconder de son autorité
(à) Daniel T. XI. p. 170, 171.EIlt.i11 80. (/) Burnet T. II. L. II. Fm - U
(b) Fra-Patio ; not. 28. V. § XV.
- (c) Le inêmï L, V. z XV. note 29. (g) Bumet 1, c.
(d) Le même, note 30. S.eiian L. XXVI .De Thott L■ xv
(e) Le même, note 29.