D’I T A L I E. Liv. XXIV. C n. I. 473
tin obligea Henri II. de rappeller le Duc avec les troupes qu’il comman- Sectiohdoit. Sur la fin du mois d’Août , le Duc d’Albe s’approcha de Rome ,dont il auroit pu se rendre maître, s’il avoit voulu , mais il ne le jugea d’Mie de-pas à-propos par des raisons sécrétés (a), puis Van
Le Pape se vit alors réduit à «'accommoder, & la paix fut conclue le 13 1 5^ 7 M-ou le 14 de Septembre , entre !e Duc d’Albe & les Caraffes. Le Pape ^ l ’ ansoutint son caractère fier & hautain , & l’on vit le vainqueur obligé de 3 ’s ’humilïer devant le vaincu. II est vrai que par des articles secrets, on Le Pape estconvint de restituer les places enlevées aux Colonnes (b). obligé de
Après la conclusion de la paix , Paul envoya des Légats aux Rois de^’. f4 laFrance & d’Espagne pour leur offrir sa médiation. Ils furent reçus fort ho- ^ .oorabîement, mais ne réussirent point dans leur Légation. Tout le fruit fstue le Cardinal Caraffe, envoyé au Roi Philippe, recueillit de son voya yî, Mce fut une pension de douze mille écus que ce Prince lui donna (c).
Comme le Pape regardoit l’Inquìsition comme le principal nerí &Je ressort ZeleduPa-secret du Pontificat, il voulut qu’outre le crime d’hérésie, ce tribunal coi> ^^ ourn ût encore de beaucoup d’autres. II fesoit mettre en prison tous ceux quien étoient coupables & leur donnoit des Cardinaux pour Juges. Ayant fur i a Légationquelques indices soupçonné le Cardinal Moron d’avoir des intdugences se- à' Angle-cretes avec les Protestans d’Allemagne, il le fit enfermer dans le Château « P**S. Ange & nomma quatre Cardinaux pour l’examiner à toute rigueur, aussi us ’bien que Gilles Foscarari Evêque de Modene, qu’il fit arrêter comme soncomplice. Paul ôta aussi la Légation d’Angleterre au Cardinal Polus, & lecita à comparoitre devant Plnquisition à Rome , après avoir fait arrêtercomme son complice Thomas de Saint Félix Evêque de Cava , son intimeqnai. Ce procédé du Pape scandalisa fort toute l’Angleterre, & à Romebien des gens crurent, qu’il cherchoit à se venger de la trêve que le Cardi-nal avoit conclue entre l’Empereur & le Roi de France sans fa participa-tion. Çjuoiqu’il en íbit Polus resta en Angleterre , la Reine n’ayant pasvoulu lui permettre d’en sortir, & cette affaire ne fît du tortqu’au Pape (d).
vette même année le Pape donna ordre aux Inquisiteurs de dresser un CatalogueIndex ou Catalogue des Livres qui méritoìent d’être défendus. Ce Casalo- * S Livresgue ne parut que deux ans après, mais on y alla bien plus loin qu’on n’a- dé f en<ius -volt fait auparavant. La lecture de chaque Livre contenu dans ce Catalo-gue etoit deíendue fous peine d excommunication encourue par le seul fait,
& dont l’absolution étoit réservée au Pape, de privation de bénéfices& d’inhabiìité à en posseder, d’infâmie perpétuelle & d’autres punitionsarbitraires (e).
Cependant
r -- .V..V.U1 v«v 4 . w.^ 2 4 Ferdinand
de Fevrier 1558 que les Ambassadeurs de Charles firent a Francfort la cé- pourEmpt-rèmonie de la résignation en Drésence des Electeurs. En conséquence Fer -1 sur.dìnand fut élu & ensuite couronné. Ce Prince envoya L Rome un Ambas- s.
155S-
Fra- Paolo L. V § XXXII. & note 53. (c) Contin. de Fleuri T. XXXI. p. m.
Xvir! aiêixie & note 59. j) e Thou L. 167-170.
(dj Fra-Paolo ubi sup. §. XXX.
CO í- e même, L. VI. § V-