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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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d* Italie de-

D’I T A L I E. Liv. XXIV. Cil. I. 477

Ambassadeurs, il parloir en toute occasion du désir qu’il avoir de tenir le SectioiiC oncile, fans pourtant faire aucune démarche qui le montrât plus claire*

ment (a). _ d’Italû

A T exemple de ses prédécesseurs, il fit venir à Rome ses neveux, en- pi S rlnfans de fes sœurs, les maria avantageusement & les combla de biens & 1517 ;«/*6'honneurs. 11 donna le chapeau de Cardinal à Charles Borromée, & ]e f id Vanchargea de toutes les affaires de l’Eglife, & donna le Gouvernement de 15<î3,l’Etat Ecclésiastique à Frédéric frere de Charles (S). Népotisme

Tandis qu’il élevoit ainsi fa propre famille , il persécuta vivement celle foui ce p 9 .de son prédécesseur. Comme les Garasses lui avoient rendu service dans le P ! -Conclave & contribué à son élection, il feignit d’abord de leur vouloir du Les Carafebien, & s’intéressa en leur faveur ; mais bientôt il fit éclater le dessein de /" arrêtésles perdre. II ne lui fut pas difficile d’en trouver les moyens, les Garasses b càm-ayant si longtems abusé du pouvoir dont ils avoient joui sous le Pontificat *de leur oncle. Un jour qu’il tenoit Consistoire, on manda le Cardinal Char-les Caraffe, & le Cardinal Alphonse son cousin. Etant arrivés au Vatican,ils furent arrêtés & conduits au Château S. Ange. On fit aussi arrêter leursparens & ceux qui e'toient attachés à kur Maison (c). Neuf mois fe pas-sèrent à instruire leur procès, qui fut rapporté devant le Pape & qui vou-lut discuter lui-même & juger chaque chef d’accusation en particulier. LeCardinal Charles Caraffe fut dégradé, & livré au bras séculier pour êtrepuni selon les loix, & en conséquence de la sentence prononcée contre lui,on l’étrangla dans le Château S. Ange la nuit entre le <5 & le 7 de Mars1561. Jean son frere Duc de Palliano & deux autres Seigneurs de fa fa-mille furent décapités. Le Cardinal Alphonse fut traité avec moins de ri-gueur, il en fut quitte pour une amende de cent mille écus d’or,& pour laperte de fa charge de Préfet de la Chambre Apostolique, On arrêta dansle même tems le Cardinal Scipion Rebiba, sous prétexte qu’il avoit eu partaux secrets des Garasses, & Innocent de Monte que Jules III. avoit faitCardinal à la honte du Sacré College jmais un an après l’un & l’autre furentmis en liberté (£).

Vers la fin de cette année, le Duc de Savoye fit demander au Pape la Le Duc depermisson de tenir un Colloque pour instruire les habitans de fes vallées. Savoye faitqui ne reconnoiffoîent point l’Eglife Romaine & qui depuis nombre de m,prr *siécles suivoient la même doctrine que les Réformateurs de Suisse & de Ge-neve avoient prêchée. Comme malgré les persécutions des Inquisiteurs, i!spersistoìent dans leur foi, & que quelques-uns s’étoient mis en défense, leDuc se détermina à suivre l’avis qu’on lui donnoit de faire tenir un Collo.que, & fit prier le Pape d’y consentir. Pie IV. le refusa absolument, &fit entendre au Duc, que le meilleur moyen de réduire les Hérétiques étoitd’emploier la force, lui offrant son secours s’il prenoit ce parti. Le Ducse rendit ik commença la guerre qui ne finit que Tannée suivante (§).

Ce fut aussi en 1560 que se forma la fameuse Conjuration d’Amboise , Troubles dedans laquelle entrerent non seulement le s Réformés, mais quantité de Ca- Reli & ion

guerreaux Vau •dois.

(a) Fra-Paolo ubi fup. c t( i) De 2hou L. XXViu.(c) Le méine, L. XXVI.

(d) Le mêrae, L. XXVIII.

(e) Le mêœe, L. XXVIl-L. V. § LI.

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Fra-Paoit