D’I T A L I E. Liv. XXIV. Ch. I. 479
doit fort que les Protestans d’AUemagne conjointement avec une bonne par- Sectionîie de la France ne refusassent de venir à Trente, ou qu’ils ne fissent des^mandes excessives. Ce qui l’inquieta encore, ce fut le résultat des Etats ^
Jenus à Orléans. François II. étant mort le 5 de Décembre, Charles IX. puis Van*°n frere lui succéda; les Etats s’assemblerent peu de jours après à Orléans, 1517 j«s-k Roi y ordonna d’élargir tous ceux qui étoient en prison pour cause de î«’« l'an^hgion, annulla toutes les procédures faites contre eux, leur donna une am- lgg3,jjjstie pour tout ce qu’ils pou voient avoir fait auparavant, A leur fit re-muer leurs biens. II défendit, fous peine de la vie , de s’ossenfer deta ic ou de paroles pour cause de religion (a).
Les deux Nonces, que le Pape avoit envoyés en Allemagne, vinrent Ils sent en^■ouver TEmpereur à Vienne. Ce Prince leur conseilla de se rendre immé- généralmaternent à Naumbourg en Saxe, où les Protestans tenoient actuellement Pf^ mutí *j e ur Diete, & leur donna des avis pour réussir dans leur négociation. IIfit accompagner par trois Ambassadeurs qu’il envoyoit à cette Diete.
Les Ambassadeurs exhortèrent les Princes, dans l’audience qu’on leur don-na , de vouloir assister au Concile de Trente, pour mettre fin aux calami-tés de l’Allemagne, On répondit, que les Princes ne refuferoient pointd envoyer à un Concile où la parole de Dieu feroit prise pour Juge, où lesEvêques seroient déchargés da ferment qu’ils av oient fait au Pape 6 c auSiégé de Rome , â où les Théologiens Protestans pourroient avoir droit demffrage. Les Nonces furent ensuite admis à l’audience, 6 c prélenterentjes Brefs que le Pape écrivoit à chacun d’eux. Mais 00 leur renvoya cesLrefs un quart d’heure après tout cachetés, à cause de l’adresse qui portoicBikStifJìino filio &c,Et trois jours après on leur envoya la réponse des Prin-ces, qui déclaroient, qu’iis ne reconnoissoient aucune juridiction dans leRâpe, & qu’ainsi il n’étoit nullement besoin qu’ils s’expliquassent avec luiQe leurs dispositions à l’égard du Concile, qu’il n’avoit pas le pouvoir deconvoquer & de tenir ;qu’ils avoient déclaré là-dessus leurs inteniionsà l’Em-pereur leur Seigneur. A cela on joignit un compliment honnête pour lesonces personnellement, qui étoient Zacharie Delsino Evêque de Liesina,
Ot jean-ifrançois Commendon Evêque de Xante (/;). Après la Diete, Del-no exécuta la commission dont il étoit chargé pour plusieurs villes, maistontes répondirent à peu près la même chose que la Diete. Commendon,âpres avoir visite divers Princes, Prélats & villes de la Basse Allemagne,se rendit à Lubec, d’où il fit demander un saufconduit à Frédéric Roi de£>anemarc,pour Palier prier au nom du Pape de favoriser le Concile. MaisÇ e Prince lui fit répondre, que ni Christien son pere, ni lui, n’avoiencJamais eu rien à démêler avec le Pape, 6 c qu’il ne se soucioit point de son■Ambassade. La Reine Eiizabeth défendit au Nonce, que le Pape lui en-Y°yoit, de passer la mer, malgré les fortes instances que le Roi d’Espagnejr * e Duc d’Albe firent en sa faveur (c). Le Nonce en Pologne fut très-ien reçu, mais il ne put passer en Moscovie, à cause de la guerre entree Czar 6 c le Roi de Pologne. L’Empereur, après avoir fait examiner la
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W Fra-Paolo I. c. § LX 1 V.
(c) Le même.
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