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î avoient fait autrefois ; ainsi il ne voulut pas être pris au dépourvu (a). SectionC ependant on continua à agiter dans les Congrégations à Trente les ques-dons relatives au Mariage. Le Cardinal de Lorraine demeura cinq jours à ^ItalieItifpruck , où il conféra continuellement avec l’Empereur, le Roi des Ro- depuis l’mmains & les Ministres Impériaux, & il revint à Trente ls 27 deFevrier. 1517 M~
Le Cardinal de Mantoue étant mort le L de Mars, le Pape créa deux i u ' à l ' anNouveaux Légats, qui étoient les Cardinaux Jean Moron & Bernard Nava- 1563 ‘
Mr.. Les Ambassadeurs de l’Empereur préfenterent en ce tems-là aux Lé- j Mtre &gats une Lettre de leur Maître,& la copie d’une que ce Prince avoit écrite ïEmpereursu'Pape du 3 de Mars. Ferdinand fe plaignait de ce qu’on s’arrêtoit au au Pa P s 'Concile à des contestations inutiles, au lieu de travailler à la Réformation ;il conjurait le Pape de favoriser la liberté du Concile, qui étoic principale-ment blessée par trois choses. La premiere pareeque tout étoit auparavantdélibéré à Rome. La seconde, pareeque les Légats s’étoient attribués à-Lux seuls le droit de proposer. Et la troisième par les brigues continuellesdes Prélats intéressés à la grandeur de la Cour Romaine. Il ajoutoit qu'ilàoit disposé à se rendre en personne à Trente, <k qu’il prioìt sa Sainteté 'de s’y transporter elle-même (b). Le Pape fut fort offensé de cette Let-tre » & répondit à l’Empereur, pour justifier ses intentions.
On reçut en ce tems-là avis à Rome de la paix que le Roi de France Procédures-avoit faite avec les Réformés. Comme l’on y crut que cette affaire avoit à Papeété ménagée par l’entremife de quelques Prélats, qui fans fe déclarer ou- dss .vertement Protestons étoient néanmoins attachés à ce Parti,le Pape résolut FrJicsïde lés découvrir. Dans un Consistoire, tenu le 31 de Mars, il exposa quele Cardinal de Chatillon avoit quitté le nom d’Evêque de Beauvais pourprendre simplement celui de Comte; il accusa divers autres Evêques d’êtreauteurs de tous les désordres, & en conséquence fit expédier le 7 d’Avrilune Bulle, par laquelle il ordonna aux Inquisiteurs-Généraux de Rome deprecéder contre tous les Prélats, quels qu’ils fussent suspects d’hérésie &deles citer par Edit à comparaître en personne à Rome, L à faute de compa-rution de procéder contre eux jusqu’à la sentence définitive , qu’il pronon-ceroit lui-même dans un Consistoire secret. En conséquence de cet ordreles Cardinaux Inquisiteurs citèrent Odet de Coligni, Cardinal de Châtillon,
& neuf ou dix Evêques à comparoitre personnellement à Rome, pour s’ypurger de l'imputation d’Hérésie & de fauteurs d’Hérétiques (c). Mais lesPrélats François méprisèrent cette citation, & au mois d’Octobre le Papedéclara les_uns déposés, les autres suspendus.
Pie étoit résolu de ne point consentir aux articles de Réformation pro- Négocia-posés par les François. II se détermina à envoyer le Cardinal Moron vers tionduCar-l’Empereur pour tâcher de gagner ce Prince. Et fe souvenant que le Car - diml ^ [t !'dînai de Lorraine avoit parlé à Trente, comme sil’Empereur avoit eu quel-que dessein d’aller recevoir la Couronne Impériale à Bologne, il résolut de reur.sonder ce Cardinal pour savoir s’il seroit disposé à emploier sa médiationpour cela, comme auíîì pour faire consentir l’Empereur à laisser transférerle Concile dans cette ville ; mais le Cardinal éluda cette commiíïìon. Ce-
00 Fra-Paol» 1. c. § LXÍII. « LXX1J.
\b) De Thon ubi sep, Fra-Paeh I. c. (c) Le ©ême § I.XXIX,