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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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490 HISTOIRE GENERALE

Sbctiom pendant le Cardinal Moron arriva à Trente au mois d’Avril, & après s’êtreIX* fait reconnoitre Légat du Pape , il partit pour aller trouver l’Empereur.

Italie de- P en ^ ant ion absence on prorogea encore la session fixée au 22 d’Avril. Celuis ran Légat ne réussit point dans fa Commission; l’Empereur répondit qu’il s’ar-1517 /“/- rêteroit à Infpruck ; qu’on ne transférerait point le Concile à Bolognequ'à ïan p ans j e consentement des Rois de France & d’Espagne, qu’à l'égard de l aJ563 ‘ maniéré de procéder dans le Concile, il ne demandoit que deux choses ;j apretruere que la Réforme se fît à Trente & que chacun eût la liberté deproposer ; la seconde qu’on commençât par les articles proposés de fa p art& de celle des François (a).

Lettre de la Le io de Mai il se tint une Congrégation, où le Cardinal de LorraineReine d’B- présenta des Lettres de Marie Reine d’Ecosse fa niece, dans lesquelles£ 0 Js e - elle se soumettoit au Concile , & promettoit , que dès qu’elîe leroícen possession du royaume d’Angleterre, elle ferait rentrer l’un L l'autrsfous l’obéiffance du S. Siégé.

Dispute fur Le Comte de Lune, Ambassadeur du Roi d’Espagne , qui étoit depuisla préféante plusieurs semaines à Trente, n'avoir point encore paru dans le Concile 3e Ambl\ja cause de la dispute qu’il avoir avec les Ambassadeurs de France pour I 3dews de' préséance. Enfin il fut admis dans une Congrégation le 21 de Mai, où duFrance U consentement des François on lui donna une place au milieu de l’assemb' Ê2d’Espagne, vis - à - vis des Légats (h). La dispute se renouvella le 29 de Juin, joukde St. Pierre. Dès que la Messe fut commencée on apporta un fiege, ^fut mis entre le dernier Cardinal & le premier Patriarche, où le Comte deLune vint se placer. Les Ambassadeurs de France envoyerent faire de splaintes par le Maître des Cérémonies, & voulurent savoir commentpasserait la cérémonie de la Paix & de í’Encens. Les Légats ayant réponduqu’on y pourvoirait en se servant de deux Encensoirs & de deux Paix, l eSFrançois ne se contentèrent pas de ce tempérament, & déclarèrent q ues’ils n’avoien't la préséance, ils protesteraient & se retireraient du Concis'Enfin après bien - des allées & venues , on continua la Messe fans présentsni l'Encens ni la Paix. Les Légats se justifièrent en montrant l’ordre expt eSqu’ils avoient reçu de Rome d’en user comme ils avoient fait. Du F es 'rier Ambassadeur de France déclara qu’il étoit prêt de protester, non con*tre le Concile, les Légats, le Roi d’Espagne ou le Comte de Lune ,contre un particulier, qui se portoit pour Pape, quoique son élection si n3 °.jniaque fûc nulle, ayant par un trafic infâme acheté les suffrages. . Enfifl 1menaça d’interjetter appel au premier Pape, qui seroit canoniquement dj a *& au premier Concile légitime qui se tiendrait. Le Cardinal de ,

écrivit aussi sur ce sujet une Lettre fort vive au Pape (c). Enfin on c °®vint après beaucoup de difficultés que jusqu’à la réponse du Roi d’Espsison ne donnerait plus ni Paix ni Encens dans les Cérémonies publiques. .Les Fr an- Après raccommodement de ce différend , les Légats ne penseront P%

.pisse relâ- qu'aux moyens d’écarier toutes les contestations fur les articles de Foi, .‘a f aires du Déformation. La France fit paraître moins de chaleur pour lesConcile, à Concile , parce que la Reine souhaitoit d’obtenir le consentew^

(a) De Thou ubi sup. Fra - Paolo L» VILsb) Fra-Paok L. VIII. § II,

(0 De Thon 1. c.