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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D’I T A L I E. Liv. XXIV. Ch. I. 5 °i

l’autre que le jugement de ce différend leur appartenois. Pie V. qui fa- Sectionvorisoit secrètement Cofme , entreprit de terminer cette affaire de sapropre autorité, en publiant une Bulle par laquelle il créoitCosme Grand- á 'i taìisì)uc de Toscane. Ce Prince vint à Rome pour s’y faire couronner en depuis Vancette qualité. L’Empereur Maximilen fut fort piqué de cette innovation, 1564 i u .s-Lt prétendit que le Pape n’avoit point de droit de conférer de sembla- ^í à J anbìes honneurs, & qu’il appartenoit aux seuls Empereurs d’exercer cetteAutorité. Ses Ambassadeurs s’opposerenG à Rome au couronnement deCofme, donnerent leur protestation par écrit, & menaceront d’en tirerraison, si le Pape continuoit à entreprendre sur les droits de l’Empire(/). Cofme de Medicis gagna dans la fuite l’Empereur par des présens,

& toutes les Puissances de f Europe consentirent insensiblement au titrede Grand-Duc de Toscane, qui a passé à tous les successeurs de Cofme.

Selìm II. Empereur des Turcs ayant formé le projet de conquérir l’ifle Ligue prit*de Chypre qui appartenoit aux Vénitiens, donna les ordres nécessaires pjee c° t:trepour faire un grand armement. Les Vénitiens, avertis par leur Baiîe à “ urc 'Constantinople, travaillèrent d’abord avec beaucoup de diligence à faire

préparatifs nécessaires pour s’opposer aux desseins des Turcs. Les Am-bassadeurs de la République dans toutes les Cours sollicitoient avec chaleur 1 ap-Pui & l’assistance de toutes les Puissances Chrétiennes. Le Pape promit d assi-ster les Vénitiens de tout son pouvoir,& il accorda au Sénat une levee decent mille ducats fur le Clergé Vénitien. II fit plus ; il sollicita par sesfonces les Rois d’Espagne, de Portugal & de France de même que 1 Em-pereur à se liguer contre les Turcs. Les Rois de Portugal ât de France«'excusèrent fous divers prétextes de prendre part à la guerre. L’Empereurallégua qffil venoit de faire une trêve avec le Grand Seigneur. Le Sénatrechercha aussi l’alliance du Sophi de Perse, mais inutilement. II n’y eutque le Roi d’Espagne qui se rendit aux vives instances du Pape. 11 donnaordre à soixante-cinq galères qui étoient dans ses différens ports de se ren-dre en Sicile, & à Jean André Doria qui devoit les commander d’obéir auPape_ pour le tems & la maniéré de se joindre à la flotte Vénitienne, IIécrivit aux Vicerois de Naples & de Sicile pour leur enjoindre de fairefournir aux Vénitiens tous les grains dont ils auroient besoin, & il chargeases Ambassadeurs a Rome de le s pouvoirs pour traiter avec le Pape d uneligue générale contre les Turcs (S). Doria & Marc-Antoine Colonnequi commandoit ks galères du Pape, joignirent la Flotte Vénitienne quiétoit fous les ordres de Jerôme Zané, vers la fin d’Août.

Les Turcs profitèrent du retardement des Flottes Chrétiennes pour dé-barquer en Chypre, & pour faire le flege de Nicosie, Capitale de l’ifle;a u bout de quarante-cinq jours la place fut emportée d’assaut le 9 de Sep-tembre 1570. Ce malheur & la division qui régnois parmi les GénérauxChrétiens, donna lieu à la séparation de la Flotte. Zané se retira à Corfou,

Doria retourna en Sicile, & Colonne ne ramena que trois galères, du Papea Ancone, d’où il alla à Rome par terre (c).

, U) De Thou L. XLVI. Ilist. de Venise' c ;. P> I/15.

yO_Hist. de Venise ubisup, p. 153-166.

De Thou T,. XLIX.(f) De Thou 1 . c.

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