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HISTOIRE GEN-ERALE
Section les entreprises du Clergé. Le Procureur Général en ayant porté ses pláh>
X. tes, le Parlement «'opposa à la publication de cette Bulle dans les lieux oàd^ítaif/de e ^ e rt'êtoit pas encore parvenue Sc ordonna que les Archevêques, Evêquesfuh!*an ou leurs grands Vicaires, qui l'avoient fait publier, seroient cités à com*15647V- paroitre pour répondre au réquisitoire du Procureur Général, Sc qu’eflqu’ò l’m attendant leur temporel seroit saisi. Défenses très - expresses furent faites
l623 ‘_de «'opposer à l’exécution de cet arrêt fous peine d’être puni comme cri*
s ape en minel de:leze- majesté (a)..
Francs. La même année, Grégoire XIII. eut un grand différend avec les Vénï-
1580. tiens au sujet de la visite générale des Ecclésiastiques Sc des Religieux, qusDifférend le Pape avoit ordonnée pour toute l’Italie. Le Patriarche de Venise s’a-entreieVa- dressa au Sénat & au Doge & demanda d’être accompagné de trois 3énS°
\Vénitiens , teurs P our ^ re v ^ te des Etats de la République. Le Pape s’y opposa»& chargea de cette commission son Légat, auquel il associa deux EvêquesVénitiens. Le Sénat «'opposa à l’exécution de la commission. Aprèsquelques mois de contestations, on convint de part & d’autre que cettevisite seroit confiée à un Evêque Vénitien au choix du Pape, qui en char-gea l’Evêque de Verone (b).
'Ambassade, p y avoit près de deux ans que la guerre étoit allumée entre Etienne<l Mojcmic dí Battori Roi de Pologne, Sc Jean Basilowitz, Grand Duc de Moscovie, àm Pape. l’occasion de la Livonie, dont le dernier s’étoit emparé en partie, quoi-
1581. qu’elle relevât de la Pologne. Comme Jean avoit eu du dessous Sc que Je*Polonois lui avoient enlevé plusieurs places, il desiroit la paix. II écrività l’Empereur Sc au Pape, qu’il étoit prêt à leur envoyer du secours contrele Turc, l'ennemi commun des Chrétiens. II envoya ensuite des Ambas-sadeurs à Rome pour engager le Pape à emploier sa médiation entre lui Sile Roi de Pologne. Grégoire nomma Antoine Possevin Jésuite pour ac-compagner les Ambassadeurs de Moscovie. Ce Pere négocia si bien que 1 *paix fut conclue au commencement de l’année suivante (c). Possevin sol-licita fortement le Grand Duc de se soumettre à l'Eglise Romaine, & dans' trois Disputes publiques il combattit les dogmes Sc les rits de l’Eglisc Grec-que. Ses argumens ne persuadèrent pas les Russiens ; cependant le GrandDuc eut la complaisance pour lui, d’envoyer une nouvelle Ambassade aRome, pour remercier le Pape.
Tnuhks à Cette même année, il y eut de grands troubles L Malthe, où les Cheva*Maitht. ij ers à l’instîgation de Romegas, animé par les Espagnols, se souleveren £contre le Grand Maître Jean L’Evêque de la Cassiere, Sc le mirent en p rl *son. Les deux partis envoyerent à Rome pour demander justice au PapfGrégoire députa aussitôt à Malthe un Nonce, chargé d’ordonner au Grand”Maître Sc à Romegas de se rendre à Rome. En conséquence ils y vi st 'rent; le Grand Maître fut reçu avec beaucoup de distinction & d'honneur»Sc son accusateur avec mépris. II en mourut de chagrin, le Grand M^ íîefut rétabli dans fa dignité, dont il ne jouit cependant point étant mort p £lî .de tems après (d). &
Referme du Depuis longtems on s’étoit apperçu qu’il y avoit des erreurs sensible
(„) Le même, L. LXXIÍ, O) De Thon L. LXXIII, LXXVI-
{b) Coatin. de Fleuri 1 . c. p. 408,409. (d) Le même, L. LXXIV.