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X.
Histoired'îtaliedepuis ì’an
1564 M-
qu’à l'an
iGz 3.
II -se veut
514 HISTOIRE GENERALE.
Corao, écrites à Parr, par lesquelles, après lui avoir donné la bénédictiondu Pape, il l’exhortoit à persister dans un dessein si louable. II acheva dese déterminer par la lecture d’un Livre de Guillaume Allen ou Alyn, qu «donna à Nevill pour l’engager à le seconder. Mais celui-ci détesta l’en'treprise, & craignant qu’on ne lui fît son procès si la conjuration venoit aêtre découverte par d’autres, il dénonça Parr & l’accusa d’avoir conspirecontre la vie de la Reine. Parr fut arrêté, confronté avec Nevill, & apte*avoir nié, il avoua la conspiration. II prétendit ensuite nier qu’il eût eUdessein d’attenter à la vie de la Reine, mais il fut convaincu par des Let-tres & par la déposition des témoins & déclaré coupable de haute tra-hison. Le 2 de Mars il fut exécuté (a).
Les Chefs de la Ligue intriguoient continuellement à Rome, pour en-pas exsom- gager le Pape à excommunier le Roi de Navarre & le Prince de Coudé ;munìer ^ mais Grégoire naturellement lent & doux , & appesanti par l’âge , diff®'yarr/ff ro * E toujours la décision de cette affaire (5). Peut-être aussi comprenoit-nprince de bien, que le but des Guises n’étoìt pas tant de maintenir la Religion Ca-Çondè. tholique, que de se frayer le chemin au trône, ik que par cette raison, U
i585‘ n’étoit pas trop porté à les favoriser. Quoiqu’ii en soit ni les courses du P-
Matthieu, surnommé le Courier de la Ligue ,ni les sollicitations du CardinalPellevé, tout dévoué aux Guises,ne purent déterminer Grégoire à excom-munier ces deux Princes.
JmTmjTa . Sur ces entrefaites, i! reçut une célébré Ambassade de trois Rois du J 3 '■dtursdu pon, qui avoient été convertis par François Xavier & d’autres Jésuites*Japon au £)eux Ambassadeurs, parens fort proches de deux des Rois, étoient accolv-* e 2 e ‘ pagnés de deux jeunes Seigneurs des plus distingués du Japon. Après unvoyage de plus de deux ans, ils abordèrent à Lisbonne, où le Cardin 31d’Autriche les reçut magnifiquement, & les fit conduire par terre à M 3 'drid. Philippe II. les traita avec beaucoup de distinction. Ils s’embarqne*rent à Alicante & se rendirent à Livourne, & delà à Florence, où le GrandDuc les reçut aussi magnifiquement. Delà ils prirent la route de Rome*où ils firent leur entrée le 22 de Mars 1585. On les logea au College R 0 'main,que le Pape venoit de donner aux Jésuites,& le lendemain ils fure sttadmis à l’audience du Pape, qui les reçut en présence de presque tous l eSCardinaux & d’un grand nombre de Seigneurs & de Prélats. Le Pap e »dit-on, pleura de joie. Bien des gens ont cru que cette Ambassade n’ém 1qu’une fourberie des Jésuites pour donner du relief à leur Société ; que ( eAmbassadeurs étoient des gens de rien, que eesPeres avoient dressés à f alsce personnage ; qu’ils avoient aussi fabriqué les Lettres qu’ils portoicnt»& qu’étant les Interprètes de ces Etrangers, ils leur fesoient dire cqui convenoit à leurs vues.Le célébré M. de Thou semble insinuer quelQJvchose de semblable, sans le dire en autant de termes. ,, Du tems de ® g„ ment VII. François Alvarez, Prêtre Portugais,avoit procuré à ce P a P„ une Ambassade du Roi des Abyssins - dont cependant depuis ce telD„ là on n’a point eu de nouvelles en Europe. Or les Jésuites avoient e„ vie de donner à Grégoire un semblable spectacle, & de lui élever„ trophée des dépouilles du Japon converti & réuni à l’Eglife Romaine OvjJJ
(s) De Tlm ubi sup. (&) Le méme, L. LXXí. (c) Le même 1< c *