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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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DI T A L I E. Liv. XXÎV. Cil. L 5-7

Quelque occupé que le Pape fût des affaires publiques, il noublìoit pas Sectionfa famille, quil combloic de richesses & dhonneurs. Il donna au CardinalMontalte son neveu cent mille écus de rente, outre quantité de riches meu- £ i taìu âe ,blés , de vaisselle & de bijoux. II maria Dona Ursina laînée de ses nièces puis r anà Marc-Antoine Colonne Duc de Taghacozza avec cent-mille écus de dot, 1564/"/Lt lai fit prêter des deniers du trésor quatre-cens mille ducats pour payer l an

ses dettes, fans exiger aucuns intérêts dune somme si considérable. Dona ^ 3 '__

Fìavïa son autre niece épousa Virginie Ursin , Duc de Bracciano, & Sixte u Papelui donna une dot pareille 4 celle de sa sœur,ensorte quil les allia aux deux éleve jasa-pins illustres maisons de Rome. 11 fit présent da plusieurs grandes terres à mille -Michel Peretti, & lui procura dailleurs un revenu de soixante mille écus (a).

Dès lannée 1588 Sixte V. avoic entrepris de réparer la fameuse Biblio- BïbîiotU.theque du Vatican. II la plaça dans cette sale qua le Pape Pie IV. avoit du r*fait construire pour les spectacles, quil fit décorer des plus belles peintu- tica%res. Il y fix faire un large vestibule avec des chambres autour & au dessousPour les Bibliothécaires & les autres personnes qui y sont empioíées. Lesescaliers, les portiques, les fieges, les cabinets d'étude, & en fi u tout lacorps & les fondemens de cet édifice sont louvrage de Sixte. 11 fit auíïîdes réglemens fort sages pour Tordre qui y doit être observé, II établit deplus une Imprimerie au Vatican près de la Bibliothèque, pour y imprimeren beaux caractères & en toutes sortes de Langues (b).

Cependant François de Luxembourg Duc de Piney arriva à Rome le 8£« Pape nede Janvier 1590, Quelques jours après il eut audience du Pape, auquel i) f s déc ^>' eexposa les raisons que la Noblesse avoit eue de reconnoitre le Roi de Nj. a ^ mvarre & de se déclarer contre la Ligue. Sixte, qui étoit résolu de.se- France,clarer pour le parti qui seroit le plus fort se détermina à répondre aux mais tu veutPrinces & aux Seigneurs du parti du Roi, ce quil fit par un Bref, conçu ^ i r s £ sl ?"en termes fort ambigus, il difoit en substance , quil avoit été ravi *dapprendre, que la Noblesse , toujours constamment attachée à la Re- b 1593.ugion Catholique , ne cherchoit quà rétablir le repos & la tranquillitéen P rance; qui! lexhorte à persévérer dans ses pieux deílèins; quil luipromet touc ce quil jugera lui être avantageux & salutaire (c). Aprèsla bataille dlvri, le Duc de Mayenne lui écrivit une Lettre fort vive.

Dans le me me tems le Comte dOlivarez le pressoir de secourir ouverte-ment les Ligueurs, L dexcommunier tous les Princes & Seigneurs quisuivaient le parti du Roi. La chose alla même si loin, que sur les délaiscontinuels du Pape, ce Ministre étoit fur le point de protester publique-ment contre lui, lorsque pour parer ce coup, Sixte déclara quil étoit mé-content du Comte dOlivarez, qui difoit-il lui avoit manqué de respect,Amanda à Philippe de lui envoyer un autre Ambassadeur. Philippe eut cettecomplaisance 6 c envoya le Duc de Sessa, pour remplacer Olivarez ; maisce nouvel Ambassadeur narriva à Rome que lorsque Sixte commença à êtreattaqué de la maladie dont il mourut. On prétend que ce qui empêcha laPape denvoyer à la Ligue les secours quelle attendoìt de lui, cest quil neVouloit pas risquer, sur des espérances incertaines, les sommes immenses

(«) De Thon L- XCIV & C. (c) Le mêine L. XCVliï-

( è 3 Le même, L. C.

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