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Quelque occupé que le Pape fût des affaires publiques, il n’oublìoit pas Sectionfa famille, qu’il combloic de richesses & d’honneurs. Il donna au CardinalMontalte son neveu cent mille écus de rente, outre quantité de riches meu- £ i taìu âe ,blés , de vaisselle & de bijoux. II maria Dona Ursina l’aînée de ses nièces puis r anà Marc-Antoine Colonne Duc de Taghacozza avec cent-mille écus de dot, 1564/"/•Lt lai fit prêter des deniers du trésor quatre-cens mille ducats pour payer l ’ an
ses dettes, fans exiger aucuns intérêts dune somme si considérable. Dona ^ 3 '__
Fìavïa son autre niece épousa Virginie Ursin , Duc de Bracciano, & Sixte u Papelui donna une dot pareille 4 celle de sa sœur,ensorte qu’il les allia aux deux éleve jasa-pins illustres maisons de Rome. 11 fit présent da plusieurs grandes terres à mille -Michel Peretti, & lui procura d’ailleurs un revenu de soixante mille écus (a).
Dès l’année 1588 Sixte V. avoic entrepris de réparer la fameuse Biblio- BïbîiotU.theque du Vatican. II la plaça dans cette sale qua le Pape Pie IV. avoit du r*fait construire pour les spectacles, qu’il fit décorer des plus belles peintu- tica% ‘res. Il y fix faire un large vestibule avec des chambres autour & au dessousPour les Bibliothécaires & les autres personnes qui y sont empioíées. Lesescaliers, les portiques, les fieges, les cabinets d'étude, & en fi u tout lacorps & les fondemens de cet édifice sont l’ouvrage de Sixte. 11 fit auíïîdes réglemens fort sages pour Tordre qui y doit être observé, II établit deplus une Imprimerie au Vatican près de la Bibliothèque, pour y imprimeren beaux caractères & en toutes sortes de Langues (b).
Cependant François de Luxembourg Duc de Piney arriva à Rome le 8 ■£« Pape nede Janvier 1590, Quelques jours après il eut audience du Pape, auquel i) f s déc ^>' eexposa les raisons que la Noblesse avoit eue de reconnoitre le Roi de Nj. a ^ mvarre & de se déclarer contre la Ligue. Sixte, qui étoit résolu de.se dé- France,clarer pour le parti qui seroit le plus fort se détermina à répondre aux mais tu veutPrinces & aux Seigneurs du parti du Roi, ce qu’il fit par un Bref, conçu ^ i r s £ sl ?”"en termes fort ambigus, où il difoit en substance , qu’il avoit été ravi *’d’apprendre, que la Noblesse , toujours constamment attachée à la Re- b 1593.ugion Catholique , ne cherchoit qu’à rétablir le repos & la tranquillitéen P rance; qui! l’exhorte à persévérer dans ses pieux deílèins; qu’il luipromet touc ce qu’il jugera lui être avantageux & salutaire (c). Aprèsla bataille dlvri, le Duc de Mayenne lui écrivit une Lettre fort vive.
Dans le me me tems le Comte d’Olivarez le pressoir de secourir ouverte-ment les Ligueurs, L d’excommunier tous les Princes & Seigneurs quisuivaient le parti du Roi. La chose alla même si loin, que sur les délaiscontinuels du Pape, ce Ministre étoit fur le point de protester publique-ment contre lui, lorsque pour parer ce coup, Sixte déclara qu’il étoit mé-content du Comte d’Olivarez, qui difoit-il lui avoit manqué de respect,Amanda à Philippe de lui envoyer un autre Ambassadeur. Philippe eut cettecomplaisance 6 c envoya le Duc de Sessa, pour remplacer Olivarez ; maisce nouvel Ambassadeur n’arriva à Rome que lorsque Sixte commença à êtreattaqué de la maladie dont il mourut. On prétend que ce qui empêcha laPape d’envoyer à la Ligue les secours qu’elle attendoìt de lui, c’est qu’il neVouloit pas risquer, sur des espérances incertaines, les sommes immenses
(«) De Thon L- XCIV & C. (c) Le mêine L. XCVliï-
( è 3 Le même, L. C.
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