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Séctton rer. Le Duc voyant qu’on ne pressoit pas son départ, se flataqoeié Fap®'. changeroit de sentiment. Mais il apprit que Clément avoit fait serment 5às le Consistoire de ne point accorder i’abfolution au Roi, & que pa~'f r aí /* ' e Conseil du Légat 3c du Duc de Mayenne, il devoit l’amuser & l'arrê--1564 jus- ter à Rome (a). Le 2 de Janvier 15 . 94 ., le Duc de Nevers eut une-i u ’à l’on nouvelle audience, qui ne fut pas moins infructueuse que les précéden-1(S23 ‘ tes; le Duc voyant que le Pape étoit inflexible, lé pria de lui déclarer-"* au moins, s’il approuvoit que le Roi assistât tous les jours à la Messe?3c fl on pouvoit dire la Messe en fa présence & y assister en fureté de con-science. II demanda encore ce qu’ii falloit faire pour la nomination ds?Evêques, qui manquoient dans la plupart des villes dont le Roi étoit le'maître. Mais le Pape lui répondit encore d’une façon peu satisfaisante-Le Duc voyant qu’on i’àmusoit, demanda une derniere audience afin de pren-dre congé du Pape; il réitéra encore ses instances, mais avec aussi peu dssuccès que les autres fois. Après cette audience, il fit un Journal de foi?Ambassade «St l’envoya au Pape, avec protestation en son nom qu’il aver-tiíîoit Sa Sainteté des suites funestes qu’auroit le refus injurieux qu’il avoitessuyé (b). Le Duc partit ensuite «Sc se rendit à Venise. L’Evèque daMans, qui n’avoit pu avoir audience du Pape, répandit tr sspece de Ma-nifeste pour justifier la conduite des Evêques François; d y exposoit lesraisons qui les avoient engagés à donner l’absoiution au Roi. De Tliou e»a donné l’extrait.
Bulles- du Pendant le cours de là négociation du Duc de Nevers, Clément VII"ks% C °r rS àma une bulle par laquelle il bannissait les Juifs de son domaine ; il leures •'“*■'** permit seulement d’habiter à Rome, à Ancone & à Avignon. Par une autrebulle, il renouvella 3c confirma celle de ses prédécesseurs contre le Talmud& autres Livres, défendit de les garder, de-les imprimer 3c de les vendre (c)-Attentat de Tous les efforts du Légat du Pape ne purent empêcher plusieurs villesJean Cha -de rentrer sous l’obéissance du Roi Henri IV. Meaux, Aix, Lyon, Or-â léans, Bourges avec plusieurs autres sc soumirent, de même que diversChefs des Ligueurs ; Paris même reçut enfin son légitime Souverain. Maisce grand Prince fut exposé á un plus grand danger que jamais à la fin d®l’année, par l’attentat de Jean Chatel, disciple des Jésuites, qui, persuad®qu’il étoit permis de tuer un Roi excommunié, entreprit de l’assaffiner,mais heureusement ne le blessa qu’à la bouche. On sait quelles furent l eîsuites de cet attentat, qui donna lieu au bannissement des Jésuite»-.
Du Perron Cependant comme la plupart des Ordres Religieux refusoient encor®envoyé » ^e prier pour le Roi; les Curés & les Théologiens de Paris s'assemblèrent»J & déclarèrent qu’ils détestaient la doctrine du Régicide, 3c que tous l eî
sujets du Roi ne dévoient se faire aucune peine de lui rendre une entier®obéissance & de prier en particulier 3c en public pour fa santé «Sc sa c° p :'servacion (d). Ils prièrent en même terns le Cardinal de Gondy d’engage* rRoi a envoyer des Ambassadeurs au Pape. Le tour favorable que les ass 3 *'res de Henri IV; avoient pris, changea auffi les dispositions de Cléme 3Vils. qui craignit un Schisme. II fit donc dire au Roi par d’Ossut, *3 uC
(c) Cónt. de Fleuri uìísup.y. 45 ?»
{d) De Thon L. CX1.
(a) . Le niêm-e.
(b) Le mime.