S3 8 HISTOIRE GENERALE
Section tears, & au bout de quatre mois, ia paix fut conclue le 2 de Mai (a). Okx - remit la décision des différends entre le Roi Henri & le Duc de Savoye' du Pape. .
juù r an On conclut environ ce tems-la le mariage de 1 Archiduc Albert, OOU°1564 /«/• verneur des Pays-Bas avec l’Infante Isabelle - Claire - Eugénie fille de Pbi‘.gu’à l’an ]jpp e II. & celui de Marguerite d’Autriche , avec Philippe Prince des
l623 ‘ _Ahuries, qui succéda peu après à son pere, sous le nom de Philippe Us*
Mariages L’Archiduc Albert partit de Bruxelles le 14 de Septembre, & se renditeéiébrés à d’abord à Notre - Dame de Halle, où il mit bas le chapeau < 5 t la PourpreFerrare par Romaine. La Princesse Marguerite de son côté s’étoit mise en chemin •Je Pape. jj S f e rencontrèrent dans le Tirol, & se rendirent à Ferrare, où le Pap®les reçut avec de grands honneurs. Ayant accordé les dispenses nécessai-res, il bénit les deux mariages dans la Cathédrale. L’Archiduc tint la placedu nouveau Roi d’Espagne, & l’Ambassadeur d’Espagne représenta 1 ’!°*santé, ayant fun & l’autre les procurations des parties intéressées (b).Inondation Le Pape, ayant tout réglé à Ferrare, fe mit chemin vers la fin de■M Tìhe, Novembre, pour retourner à Rome , où il arriva le 10 de Décembre.Le 23 & les jours fui vans le Tibre fe déborda extraordinairement ; I efleuve s’enfla tellement par la violence des vents du midi , que l’e aUentra dans toute la ville, & monta trois palmes plus haut, qu’elle n'a-voit jamais fait. 11 n’y eut que les sept montagnes, & quelques en-droits de la ville un peu élevés, qui furent préservés de l’inondation.II périt plus de mille personnes, soit à la campagne, soit dans la ville-Enfin Rome fut alors plus maltraitée, que si elle eût été prise d'assautpar sennemi A livrée au pillage (c). Le Pape & les Cardinaux fire>^éclater dans cette occasion leur charité , par le foin qu’ils prirent à epourvoir aux besoins des pauvres, & de tous ceux qui souffroient (d)>î-e Pape On a vu plus haut qu’à la conclusion de la paix à Vervins, la décisi? nrenonce au des différends du Roi de France & du Duc de Savoye avoit été reP 1 "* 5jugement a u jugement du Pape. 11 s’agissoit principalement du Marquisat de 6a-renfPênire luceS ' dont ' e Duc s’étoic emparé. Le Roi & le Duc envoyerent lentHenri IV. Ambassadeurs à Rome. On proposa de mettre le Marquisat en sequest^6? h Duc entre les mains du Pape, mais le Duc refusa d’y consentir, & son A® 1 *de Savoye. bassadeur ayant laissé entrevoir qu’il soupçonnoit que le Roi 8 t leIî99 ' étoient d’intelligence,le dernier renonça à la qualité d’arbitre, avec
mission aux parties d’agir L de traiter comme elles le jugeroient à p r °pos (e). , s
11 est affligé La nouvelle de la publication de l’Edit de Nantes, en faveur stde la pubiî- Réformés, affecta vivement Clément VIII. II s’en plaignit fort aperâ'â» de rneut à M. de Silleri Ambassadeur de France & au Cardinal d’Oíîât.
s répondirent à ses plaintes de façon qu’ils radoucirent un p. j u; ainsi <î u . naA ’ le voie par les Lettres du Cardinal d’Ossat (/), qui ne négligea rl
( a ) Le même, L. CXX. Daniel T.XIV.p. 269. Edit. in Svo.
<J>) De Thou L. CXXI. Lett. d’Ossat T.III. Leu. 16Z.
(c) De Thou 1 . c. ,
(d) LtU d’Ossat 1 c. p. - 45 . 24
(e) De Thou L. CXXII.
if) Lett. d’Ossat ubt Jup. Lett. U 9