§44 HISTOIRE GENERALE
guenon & de Joyeuse se joignirent à lui, Borghese fut conduit à la Chapelle Pau*X. line, Óí fut élu au Scrutin à bulletins ouverts, le 16 de Mai. *11 prit leH|/îoîrí nom (jg p au | y. L e Cardinal Tosco n’eut que le vain honneur d’avoir étédepuis*Pan cru Pape,& perdit les meubles de la Chambre qu’ilavoit dans le Conclave,1564 jus- & son Palais dans Rome, qui avoient été pillés selon la coutume (a). Ca-qu’ài'an m j]] e B or ghese n’avoit que cinquante*deux ans & étoit né à Rome, où Con1<523 “ pere qui étoit Siennois avoit été Avocat Consistorial. Camille s’étant tait' de la réputation, Clément VIII. l’envoya en qualité de Nonce en Espa*,gne, & lui donna ensuite le Chapeau (b). D’abord il créa Cardinal Sci-pion CaíFarelli, fils de fa sœur, & éleva ses deux freres François & Jean*Baptiste aux premieres dignités; François eut le gouvernement du Vatican,& Jean-Baptiste celui du Château Saint-Ange.
Entreprises En ce tems-là, le Comte de Fuentes, Gouverneur du Milanés, allarmadu Comte de toute l'Italie par ses entreprises. II fit publier de séveres ordonnances pourFuentes. interrompre le commerce de la République de Venise avec les Grisons, nfie bâtir un Château à sept milles de Como fur une montagne qui regardede tous côtés la Chiavenne & la Valteline. Enfin il fit citer devant le Pré*fi dent & les Trésoriers des revenus extraordinaires du Milanés, un grandnombre de Seigneurs, fous prétexte qu’ils tenoient en fief, ou qu’ils avoientusurpé des villes, des Châteaux & d’autres biens dépendans du Duché deMilan, ou enfin pareequ’ils n’avoient pas payé les droits seigneuriaux. _ Ppublia sur ce sujet un Edit sous le nom du Roi Philippe. Cette affaireíntéreffoit particulièrement les Marquis de Malespìni , partagés estplusieurs branches , établis dans la Romagne & le Genovesat. On l eícita, de même que la République de Genes & le Grand Duc de Tos-cane. Les Malespini, que cette recherche intérelsoit particulièrement,publièrent un Manifeste adressé à tous les Princes de la Chrétienté, p flequel ils fesoient voir que leur cause intérelsoit tous les Souverains & spé-cialement presque tous les Princes d’Italie, & qu’ils dévoient tous égai e 'ment craindre pour leurs Etats. Ce Manifeste, qui se répandit dans toutel’Italie, fut comme le signal qui réunit tous les Princes. Ils envoyeresttdes Ambassadeurs en Espagne, & obtinrent une surséance , qui fit est"tierement oublier cette affaire (c).
T-ele du Pa- Paul V. étoit fort prévenu en faveur de sautorité & de la jurisdictí° flpe pour ie Ecclésiastique , & entreprit de la rétablir. II agit vivement en Fra nc erétablisse. p 0ur y faire recevoir le Concile de Trente; en Espagne, pour y exeistp*l’Autorité ter ^ eS J^ites de toute espece d’imposition ; à Naples pour soutenir u °Écdèsiasti- décret de l’Inquisition contre un Seigneur de ce royaume. II eut é- S$ue.- contestations avec les Ducs de Savoye & de Parme & les Républiqu^de Genes & de Lucques (d). Mais il en vouloir particulièrement à l aRépublique de Venise, parcequ’elle avoit toujours soutenu avec beauco°Pde fermeté son indépendance. Ce fut aussi contre elle qu’il en vintplus grand éclat. Nous rapporterons succintement, l’origine, les pro§rb& la fin d’un différend, qui jetta le trouble & la confusion dans toute TItali®'Son Démêlé Ee Sénat de Venise avoit fait voir en diverses occasions qu’il ne P re '
(a) Le même I. c. (c) Le même. »,
(b) Le même. ' {d) Laurier Hist. de Venise T. X- p- 3 *