5 j.8 HISTOIRE GENERALE
Section serment dans le Conclave* que s’i! étoit élu Pape, il termineroit cette dis-X. pâte dans Tannée par un jugement définitif. II avait assisté comme ChefHistoire ^ ] a Congrégation du S. Office aux sessions qui s’étoient tenues en pré-dmfh Van fence de Clément VIII. & il avoit opiné pour la censure du Molinisme,i5<54 /“/' ffinfi il ne tarda point à reprendre cette affaire. Mais après dix neuf ses*qu’à t'an fions de la Congrégation de /luxìliis, on ordonna aux parties de s’abstenir
I<52 3 ^_fie qualifications injurieuses, & d’écrire à tous les Nonces pour empêcher
fard du Timpression des Livres fur cette matière jufqu’à la publication de la Bulle.Molinisme. Mais on Tattend encore (a).
Il defop- Jaques ^ R°i de la Grande Bretagne , justement allarmé des conjura*prouvé le tions que les Catholiques tramaient fans cesse contre lui, jugea à-proposnouveau d’exiger un nouveau serment, qui conílstoit en substance à reeonnoitre^kRdd'sln- si^'il étoit souverain Seigneur dans tous les pays soumis à son obéissance,gietene & que le Pape n’avoit en vertu d’aucune puissance aucun droit de déposesexige des le Roi, & de dégager ses sujets de Tobéiftmce entiere qu’ils lui dévoient,Catholiques. ou dL leur permettre de prendre les armes contre lui, d’exciter des sédi-tions , ou de troubler TEtat en aucune maniéré. Dès qu’on en fut informéà Rome, le Pape envoya un Bref aux Catholiques d’Angleterre, où illeur donnoit des consolations fur la persécution qu’ils souffraient, & leurdéfendoit de prêter le nouveau serment, parcequ’il contenait plusieurs ar-ticles contraires à la foi <Sc au salut. Ce Bref n'empêcha point que plusieursne prêtassent le serment, à Texemple de l’Archiprêtre George RJackwelhII y en eut même qui prétendirent que le Bref étoit supposé. C’est ce q uldétermina Paul V. à en envoyer un autre en 1607, pour confirmer le pre*mier (/;).
Réunion Le Pape eut sujet d’être plus content de Thommage que lui rendit le Pa-aes N’-sto- Marche Nestorien de Babylone. Ce Prélat envoya à Rome un nommeei/ì Ro^‘ Adam, Archidiacre de la Chambre Patriarchale & Supérieur des Religieuxmaine. * de Chaldée. Le Patriarche ayant fait examiner la profession dé foi queióo8. Paul V. lui avoit envoyée, chargea Adam de la présenter au Pape, avecles changemens qu’ils y avaient faits, avec ordre en même tems d’y corri*ger ce que le Pape y trouverait à redire. L’Ambassade d’Adam étoit uneAmbassade d’Obédience. Ce Religieux étant arrivé à Rome s’acquitta defa commission avec le plus de foin qu’il pur. II avoit porté avec lui unEcrit, où il prétendait allier la foi des Orientaux avec celle de TEZMRomaine, & faire voir que leurs différends n’étoient qu’une dispute demats. Pierre Strozza Secretaire du Pape fut chargé de répondre à c£tEcrit. La réponse approcha plus de la dureté que de h condescendance-11 n’expliqua rien favorablement, & il fallut que TEnvoyé du Patriarche I esoumit, non seulement aux- dogmes, mais aussi aux expressions de Rom e -II signa tout ce qui lui fut propose de la part du Pape, & ne íè contenspas d’abjurer toutes les erreurs de fa nation, il fit des Livres & les adrefi aà ses compatriotes, pour leur communiquer les lumières qu’il avoit acqui‘ eSà Rome. II en partit après un séjour de trois années, & il porta à f° n
fa) Rayle Nouv. de la R ep . des Lett. d’Angl. T. VU. L. XVIII. fous lesQstob. i< 58(5 Art. VIL ï 6 o< 5 , 1C07..
iji) De Thon L. CXXXVIII. Rapin Hist.