Buch 
32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
Seite
549
JPEG-Download
 
  

DI T A L I E. Liv. XXIV. C h. I. , 549

Patriarche Elie un Bref de Paul V. qui rejettoic tous les moyens daccom- Sacriosmodement que ce Patriarche avoit proposés , & ìobligeoit à condamner ^tous les termes qui pouvoient couvrir f erreur. Adam fut accompagné de d , Italiedeux Jésuites, qui eurent ordre de travailler à lentiere réunion de cette s anSecte (a). / . , isHjus-

Ce fut en 1608 que Henri IV. envoya pour Ambassadeur dObédience à;»'à ìanRome le Duc de Nevers, qui sacquitta de fa Commission avec toute la l 623 ~Magnificence possible. Mais dans le fond la France, fous des apparences ^ mha g- a , itde triomphe, donnoit à Rome des marques dune dépendance servile (b). dObénien-Re Pape fit publier en ce tems- un Jubilé, qui commença à Rome le 6 cedu Ducde Septembre, & six semaines après à Paris (c). de NeverS -

Environ ce tems- parut à Paris un homme,qui prétendoit être ne- Faux Ber-veu ou fils de Paul V. voici ce quen dit le Continuateur de M. de Thou. sM e a aBarthelemi Lancesque de Siene, fourbe accompli, qui navoit pas Pair as- nS 'fez relevé pour en imposer, commençant à être trop connu en Italie, quilavoit parcourue toute entiere, se rendit en France. 11 amusa dabord lepeuple, en vendant des remedes inconnus pour des maladies invétérées óce n fêlant à tous égards le Charlatan. Ayant gagné beaucoup dargent parces moyens, il fit répandre des bruits sourds par Paul Larena & Julien La-fci, complices de fa fourberie, quil étoit neveu du Pape & sappelloitBarthelemi Borghefe. 11 fe mit à vivre avec beaucoup de magnificence &en imposa par la à bien des gens. Le Nonce du Pape obtint du Roi de lefaire arrêter avec fes Complices. II fut condamné à faire amende honora-ble devant le logis du Nonce, & ensuite pendu & brûlé. Un autre Au-teur contemporain raconte le fait un peu différemment (d) quant aux avan-tures du prétendu Borghefe. Quoiquil en soit il paroit quon crut que ceBorghefe étoit véritablement fils du Pape ; au moins trouve-t-on dansquelques Bibliothèques cinquante-cinq Epigrammes Grecques & Latines,très-fatyriques contre le Pape à ce sujet, dont on peut en voir quelrques-unes dans lAuteur cité (é).

On fait le projet que Henri IV. avoit formé dattaquer lEfpagne, & Négocia-avec quelle ardeur il travailloit à liguer toutes les Puissances contre elle. à-t duComme nie propofoit de faire une ligue défensive avec les Princes ditalie, à' deil tacha d y engager Paul V. II y eut même quelque propolidon de marier?' n p^ ale neveu du Pape avec une fille naturelle du Roi. Mais le Pape ne voulut Spoint prendre psrti, travaillant feulement 3 empêcher une rupture. Lors*quaprès la mort de Henri IV. le bruit courut, que le Maréchal de Lesdi*guieres étoit fur le point d'entrer en Italie avec une armee quil prétendoitjoindre à celle du Duc de Savoye,le Pape déclara à lAmbassadeur de Fran-ce, que si le Maréchal persistoit dans ce dessein , il sy opposeroic par lavoie des armes. Tel est le récit d'un Historien moderne (/). Mais il nes accorde nullement avec ce quon lit dans les Mémoires de Sully, qui étoitbien instruit de ce qui fe paíîoit. II nous apprend que lespérance de se

avec

qui

(a) Bayle Art. Adam. qui cite La Perpet.& la foi L. V. Ch. io.

(D Rigault Cont de lHist. de Tliou L. I.(c) De Serres p. m. 1094. Mercure Franǰis T. I. fol. 214.

apprend que lespérance de se(d) Mercure François ubi sup.

(e) Schelhom Amoenit. Liter.29 Z-

{/) Hi st. des Papes T. V. P

T. V. p.157 -

Zzz 2