SèctionXI.Histoired’Italie de-puis Van1623 jus-qiVà notretems.
Invasion dela Valtelì-ne par lesFrançois.
Mariagedu Princede Gallesavec lafœ'Uíde LouisXIII.
Le Paperíégicie fur
Vaffaire dela Valteli-rte.
1625.
Ugat enFrance.
Traité de
Monçon.
1626.
56Z HISTOIRE GENERALE
La Cour de France avoir envoyé le Marquis de Coeuvres en Suisse'a ve§'de grosses sommes , pour gagner les Cantons & faire des levées. En atten-dant le Marquis de Bethune fefoit de nouvelles instances à Rome, pour fairedésister les Espagnols du dessein de conserver le passage dans la Valteline.Comme elles furent inutiles, le Marquis de Coeuvres, à la tête de plus dssix- mille hommes entra dans la Valteline, & en moins de deux mois fe'rendit maître de presque tous les Forts, dont il chassa les troupes de Pape (a)*
Pendant tous ces mouvemens en Italie, Jaques I. s’étoit mis en tête dpmarier le Prince de Galles avec la Princesse Henriette-Marie sœur de LouisXIII. & il fit négocier l’affaire à Paris. Le Pape & les Espagnols traver-sèrent ce mariage de tout leur pouvoir. Urbain déclara même qu’il ne don*neroic point la dispense. On lui répondit sèchement qu’on s’en passeroit »ce qui Téngagea à prendre un ton plus doux, & à se borner à des lon-gueurs. Cela ssempêcha point que la négociation n’avançât, & que leTraité de mariage ne fût signé à Paris le io de Novembre, fous les mêmesconditions que celui de Madrid, à la réserve de la tolérante & d’une Egli-se publique dans Londres. Urbain fit attendre la dispense jusqu’au com-mencement de Février 1625, encore y ajouta-t-il de nouveaux articles,sutlësquels il exigeoit que le Roi Jaques, & le Prince de Galles fissent fer-ment. Ces deux Princes le refusèrent, & Louis XIII. & fa sœur s’étantrendus garands de l’exécution des articles, le Pape promit de réformes,la bulle. Sur ces entrefaites Jaques I. mourut ; Charles I. lui succéda».& se tint au Traité. La dispense sut remise au commencement de Mai»& le mariage se célébra le onzième (b).
La nouvelle de sirruption dans la Valteline chagrina fort le Pape,qui s~plaignit de ce qu’on n’avoit pas respecté les drapeaux de l’Eglise. II en-voya à Paris Bernardino Nari, qui devoit conjointement avec le NonceSpada faire de grandes plaintes & demander la restitution des Forts dele Valteline. On convint enfin d’une suspension d’armes de deux mois. Csqui n’empêcha point le Marquis de Cœuvres de fe rendre maître de Bor-mio & de Chiavenne ; desorte qu’il ne resta plus que le Fort de Ri?©aux Espagnols (c). Les Grisons tinrent une assemblée générale à Coire»où tous les Traités faits avec l’Espagne furent abolis , & leur allianceavec la France & le Corps Helvétique fut solemnellement rétablie ( 4 *
Cette révolution, jointe à Tentreprife du Duc de Savoye, secouru p arla-France, contre Gênes, fit craindre au Pape de plus grands trouble*en Italie. II rappella Nari, & envoya en France, en qualité de Légat, 1 eCardinal François Barberin son neveu, pour proposer un accommodementsur l’affaire de la Valteline. II fut reçu avec de grands honneurs, & ce fnfjtouc le fruit qu’il retira de fa Légation ; après bien des Conférences, upartit fans rien conclure ( #).
Au commencement de Tannée suivante, le Pape nomma son neveu p° urla Légation d’Espagne dans les mêmes vues de terminer les différends p° uf
00 Liant L. VI. Le r a ffr T. V. p. 101 (c) Nani 1. c. Le Vastor T. V. P-
& suif. & suiv.
Q) Le même s. IV. p. 695 & s u i v . y. {d) Nani I. c. Le Vaffor 1. c. p- U 1 *
p. 123 & suiv. Abr. Chron. de l'Hist. d’An- 00 Nmi “bi su p* Le Fajfbr 1. c. P- l7U
giet. T. V. p. 18 2 -195* & suiv. & 209 & suiv.